Patrimoine culturel : la liste indicative revisitée

24/10/2017Organisé par le Ministère des Arts et de la Culture du Cameroun, un atelier de révision de la liste indicative des biens culturels et naturels du Cameroun, susceptibles d’être inscrits sur la liste du patrimoine mondial se tient du 24 au 27 octobre 2017 à Yaoundé.

Narcisse Mouelle Kombi, Ministre des Arts et de la Culture du Cameroun a présidé ce mardi 24 octobre, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de révision de la liste indicative des biens culturels et naturels du Cameroun. En effet, une soixantaine de participants issus des différents départements ministériels de la Culture ; du Tourisme ; de la Faune et Flore ; de l’Environnement et protection de la nature, etc., des associations et des organisations non gouvernementales à l’instar de l’Unesco, prennent actuellement part à Yaoundé, à l’atelier de révision de la liste indicative des biens culturels et naturels du Cameroun.

 

Du 24 au 27 octobre 2017, ils seront réunis au musée National et au monastère Notre Dame des Bénédictins du Mont Febe pour modifier la liste initialement proposée à l’Unesco pour. Les deux premiers jours de l’atelier sont réservés à la présentation du patrimoine camerounais tant culturel que naturel. Le troisième jour quant à lui consistera à l’élaboration de la nouvelle liste indicative des biens culturels et naturels du Cameroun.
L’élaboration d’une nouvelle liste indicative du Cameroun témoigne de la volonté de notre pays de mieux promouvoir notre patrimoine national.

Pour l’instant, sur la liste indicative du Cameroun publiée sur le site officiel de l’Unesco figure 12 sites dont 6 culturels, 5 naturels et 1 mixte enregistrés en 2006. Il s’agit de la chefferie de Bafut et le site archéologique de Shum Laka dans le Nord-Ouest, le lamidat de Rey-Bouba et les gravures rupestres de Bidzar dans le Nord, les Diy-Gid-Biy des monts Mandara, le parc national de Waza et la partie camerounaise du lac Tchad dans l’Extrême-Nord, les mégalithiques de Sa’a dans le Centre, le complexe des parcs nationaux de Boumba Bek et de Ndiki à l’Est, le parc national de Campo-Ma’an et les chutes de la Lobé dans le Sud, puis le parc national de Korup dans le Sud-Ouest.

La Convention du patrimoine mondial a été adoptée par la Conférence générale de l’Unesco, le 16 novembre 1972, afin de protéger des sites culturels et naturels possédant une valeur universelle exceptionnelle. Un total de 1 007 forêts, montagnes, lacs, îles, déserts, monuments, bâtiments, paysages culturels et villes sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial. Leur état de conservation est supervisé par le Comité du patrimoine mondial qui est chargé de la mise en œuvre de la Convention. Depuis 2012, 190 Etats ont ratifié la Convention du patrimoine mondial et 981 biens forment la liste du patrimoine mondial et constituent le patrimoine culturel et naturel que le Comité du patrimoine mondial considère comme ayant une valeur universelle exceptionnelle.

D’une superficie de 526.000 hectares, la réserve de faune du Dja et le Tri-national de la Sangha, un écosystème de 746.309 hectares sont les seuls sites camerounais inscrits dans le patrimoine mondial.

Jeanne Ngo Nlend (Stagiaire)

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