Plus de 300 Camerounais ex-otages de Boko Haram libres

08/11/2017Ils se sont échappés des griffes de cette secte terroriste et séjournent en toute quiétude à la sous-préfecture de Mozogo, région de l’Extrême-Nord.

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Ils ont eu plus de chance que les quelques 200 lycéennes de Chibok au Nigeria, kidnappées en avril 2014 par les éléments de Boko Haram, suscitant l’indignation de la communauté internationale. Jusque-là, de nombreux parents sont sans nouvelles de leurs filles, en dépit de la libération  de quelques-unes d’entre elles pour la plupart enceintes.  Ces Camerounais, hommes, femmes et enfants recouvrent eux, l’air de la liberté grâce au concours de l’armée nigériane  qui a multiplié la pression sur les terroristes de Boko Haram à travers des attaques régulières.

Échappés des griffes du groupe terroriste du fait de la pression de l’armée nigériane, ils sont précisément 387, actuellement cantonnés à la sous-préfecture de Mozogo où ils sont pris en charge par le gouvernement et les âmes de bonne volonté depuis le mois de février dernie. Enlevés par la secte terroriste depuis plusieurs mois et dépouillés de tout, ces  ex-otages reviennent très émus dans l’espoir de refaire une nouvelle vie dans leurs familles respectives.

Selon le sous-préfet de Mozogo Martial Julien Asse, ces 387 ex-otages sont arrivés par vague successive à Mozogo, suite aux frappes de l’armée nigériane. Pour s’assurer de la fiabilité de leur nationalité, l’autorité administrative souligne que deux enquêtes ont été menées, confirmant que « tous sont des Camerounais, originaires des villages du canton de Moskota. » Leur séjour dans le camp de cantonnement durera le temps que les pouvoirs publics trouvent un meilleur site qui puisse les accueillir. Cela est d’autant plus  urgent qu’on dénombre parmi ces ex-otages, 157 enfants en âge scolaire et qui n’attendent qu’à renouer avec le chemin des classes.

En rappel, 15 autres ex-otges camerounais y compris le maire de Lagdo Mama Abakaï, région du Nord, avaient été libérés en juillet 2016, après de longs mois de captivité en République centrafricaine, depuis le 19 mars 2015. Cette fois, c’était grâce à la diplomatie discrète mais efficace du gouvernement camerounais.

Dieudonné Zra

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