Cameroun : les menaces sécuritaires préoccupent les chefs de cours d’appel et les délégués régionaux de l’administration

C’est dans le cadre de leur reunion annuelle que vingt chefs de cours d’appel du Cameroun et les délégués régionaux de l’administration pénitentiaire réfléchissent depuis ce 21 décembre 2017 sur le fonctionnement des juridictions et des prisons dans un contexte de menaces sécuritaires.

Le sort des juriductions et des prisons inquiète les chefs de cours d’appel et les délégués régionaux. Pendant deux jours, ils vont echanger sur trois thèmes principaux:

-le fonctionnement des juridictions et des prisons dans un contexte de menaces sécuritaires;

-des atteintes à la paix sociale;

– le rôle de la justice dans le processus électoral au Cameroun.

D’après le Minjustice, l’objectif est de tenir la justice régulièrement informée du contexte dans lequel, en toute indépendance, les magistrats sont appelés à statuer, à rendre des décisions qui ont nécessairement une incidence sur le fonctionnement de l’administration pénitentiaire .

Selon Laurent Esso, ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, les menaces sécuritaires et les atteintes à la paix sociale ne doivent pas être un obstacle au fonctionnement de la justice et des prisons.

En outre, Laurent Esso a félicité des personnels judiciaires et de l’administration pénitentiaire, notamment ceux des Cours d’appel de l’Extrême-Nord, du Nord- Ouest et du Sud-Ouest, au regard des turbulences observées dans ces regions pour leur professionnalisme, leur courage et leur abnégation. Cependant, il a déploré la destruction orchestrée de certains bâtiments abritant les services judiciaires et de l’administration pénitentiaire.

Aux magistrats, le ministre d’Etat a rappelé qu’ils sont au service du peuple de la République du Cameroun et qu’ils se sont engagés à «rendre justice avec impartialité, sans crainte, ni faveur, ni rancune».

Cette réunion annuelle réunit entre autres personnalités, le premier président de la Cour suprême, Daniel Mekobe Sone et le procureur général, Luc Ndjodo. Elle prend fin vendredi 22 décembre avec la présentation des conclusions.

Eliane Marcelle Matsingoum 

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