Noël 2017- Cameroun: l’unité nationale et la paix au cœur des homélies

En ce 25 décembre, les messages de Noël véhiculés par les hommes de Dieu portent sur la stabilité du Cameroun et le vivre ensemble.

Contexte

À l’analyse, les messages de Noël 2017 s’inscrivent dans le contexte sécuritaire préoccupant au Cameroun. Lutte contre Boko Haram, et récemment, les revendications sécessionnistes.  En peu de temps, elles se sont transformées en attaques terroristes dans la partie d’expression anglaise du pays. En effet, la crise anglophone dure plus d’un an déjà.  Ces derniers mois, elle est montée d’un cran à travers les incendies des établissements scolaires et les assauts terroristes en série, ciblant les forces de défense et de sécurité. Bilan, en un mois, le Cameroun a perdu une dizaine de ses valeureux soldats. Du coup, l’Église dont la prière constitue la seule arme, soutient à sa manière les efforts du gouvernement.

Position des églises

Les hommes de Dieu ont brillé par leur communion d’esprit ce 25 décembre au Cameroun. Leurs messages de Noël ont un dénominateur commun: l’unité nationale et la paix. À la cathédrale Notre-Dame-des-Victoires de Yaoundé par exemple, Mgr Jean Mbarga a dit: « Non à la guerre et aux conflits.» L’archevêque métropolitain a aussi saisi cette occasion pour indiquer la position de l’Église. « En ce moment, nos préoccupations doivent être construites dans la réalité de nos vies, des regroupements de fraternité et d’amitié, dépassant ainsi le repli identitaire, toute division et toute discrimination» a-t-il déclaré. Dans le même sens, l’évêque de Kribi, Mgr Damase Zinga Atangana a exhorté les fidèles à « prôner davantage de paix. »

À Garoua, Ebolowa, Bamenda ou à Buea, les messages de Noël ont également retenti comme un appel à plus de fraternité. Sans distinction de chapelle religieuse, les hommes de Dieu, protestants, catholiques ou autres ont prié pour l’apaisement du climat social. Certaines paroisses de  l’Église fraternelle luthérienne du Cameroun, région du Centre, ont même élaboré tout un programme de prière face à la menace sécuritaire. C’est le cas de la paroisse de Melen. « Nous prions tous les lundi pour demander à Dieu de veiller sur le Cameroun » confie le catéchiste Bernard Mongoliom. Face à la terreur, les chrétiens n’entendent donc pas baisser les bras. Ils espèrent que la violence va céder place à la communion des cœurs.

Dieudonné Zra

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