Fièvre hémorragique : le Cameroun reste en alerte

Durant le mois de janvier 2018, le Cameroun a enregistré 3 décès suspects. Malgré le diagnostic négatif pour les virus Ebola, Lassa et Marburg, le gouvernement appelle à la vigilance.

Le Nigéria, le Niger, le Togo et Benin font depuis le début de l’année 2018, les frais de la fièvre hémorragique à virus Lassa. Avec 21 morts au compteur, le Nigéria est surement le pays africain le plus touché par cette épidémie. Au Cameroun, quatre personnes suspectes ont été détectées et trois d’entre elles sont décédées avant que le diagnostic exact ne soit établi.

Dans un communiqué qu’il a signé le 29 janvier 2018, André Mama Fouda, ministre de la Santé Publique du Cameroun a clairement expliqué que les tests effectués sur les cas suspects étaient négatifs aux virus Ebola, Marburg et Lassa. Il interpelle néanmoins les populations à plus de vigilance et à se rendre dans une formation sanitaire au moindre doute.

Présidence Actu / Couverture Santé au Cameroun

En effet, contrairement à ces cas enregistrés au Cameroun, une fièvre hémorragique virale aigüe se manifeste par : une fièvre très élevée ; des douleurs ; des vomissements ; du sang dans l’urine et les selles ; des convulsions et paralysies, etc.

Transmission

La fièvre hémorragique survient pratiquement de manière exclusive dans  les régions tropicales ou sous-tropicales.

Alors que le virus Lassa se transmet à l’homme par contact direct avec l’urine, les excréments, la salive ou le sang de rongeurs, en absorbant des aliments ou de l’eau contaminés, la fièvre Ebola et la fièvre de Marburg se transmettent d’homme à homme.

Quant à la fièvre Dengue et la fièvre jaune, les moustiques sont à l’origine de la transmission. Les piqûres de tiques elles, sont à l’origine de la fièvre Crim Congo.

 

Traitement

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, il n’existe aucun traitement efficace en cas d’infection. L’administration de médicaments virostatiques inhibant la multiplication du virus s’est avérée partiellement efficace.

L’Oms poursuit en disant que seul un vaccin contre la fièvre jaune est disponible sur le marché ; les autres vaccins sont encore en cours de développement. Le traitement consiste surtout à prévenir l’insuffisance rénale et l’état de choc.

Conseils

Eviter les régions à risque ; se protéger de façon efficace contre les moustiques et les tiques ; porter des vêtements longs et suffisamment épais ; éviter le contact avec des personnes infectées ; éviter le contact avec les excréments d’animaux et veiller au respect strict des règles d’hygiène.

Jeanne Ngo Nlend

 

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