L’ANC annonce la révocation du président Jacob Zuma

Selon la décision prise ce 13 février par le Congrès national africain, un nouveau vote sera organisé si le président Jacob Zuma refuse de démissionner lui-même.

La nouvelle est tombée ce mardi. Lors d’une conférence de presse, le Dr Ace Sekgobelo Elias Magashule, secrétaire général de l’ANC a évoqué la destitution de Jacob Zum. En effet, cette décision intervient au terme d’une réunion-marathon à huis clos à la direction du parti à Pretoria. D’après le Dr Magashule, Jacob Zuma aurait réclamé un délai de « trois à six mois » avant de quitter le pouvoir. Un délai sur lequel « nous n’étions pas d’accord », a-t-il lancé. À ce sujet, la réponse de Zuma est attendue ce mercredi 14 février par l’ANC.

Bientôt un vote de défiance au Parlement?

D’après les statuts du parti, l’ANC a le pouvoir de « révoquer » ses membres délégués à une fonction gouvernementale. L’illustration remonte en 2008 avec le président Thabo Mbeki qui avait obtempéré et accepté de démissionner. Cependant, le chef de l’État n’est pas obligé d’accepter cette décision. Ainsi, l’ANC peut alors décider de présenter devant l’Assemblée nationale une motion de défiance. Le texte peut être adopté à la majorité absolue. Et cela contraindrait Jacob Zuma à quitter son fauteuil.

Quelle sera la réaction de Jacob Zuma?

Même lorsque son nom est cité dans les affaires de corruption, Jacob Zuma ne s’est pas plié aux exigences de son parti. Dans ce sens, le vice-président, Cyril Ramaphosa a tenté hier lundi d’échanger avec Jacob Zuma. Occasion de lui demander de démissionner dans les quarante-huit heures. Mais cela n’a pas abouti.

« Nous savons que vous voulez tourner la page », déclaré Cyril Ramaphosa. C’était devant des milliers de partisans de l’ANC mobilisés pour célébrer les 100 ans de naissance de Nelson Mandela. « C’est le souhait de notre peuple de finaliser tout ça et c’est précisément ce que le NEC va faire », a-t-il promis. En cas de démission de Zuma, il sera le successeur constitutionnel du président.

Quant à l’opposition, elle s’impatiente face à ce paysage politique brumeux. « Il est important que le Parlement soit dissout et que nous repartions de zéro », a affirmé Kenneth Meshoe. Il s’exprimait en sa qualité de chef du Parti démocratique chrétien africain (ACDP). Pour l’heure, il est difficile de voir clair dans la suite des événements en Afrique du Sud.

Dieudonné Zra

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