Union Africaine: vers l’autonomisation

La décision 635 prise en janvier 2017 par les Chefs d’État et de Gouvernement vise la réforme de l’Union africaine et son mode de fonctionnement.

Depuis sa création en 2002, l’Union Africaine se heurte à beaucoup de difficultés, notamment sur le plan interne. Difficultés qui constituent un frein à son développement. D’où la mise sur pied de l’Unité de mise en œuvre de la Réforme institutionnelle, dirigée par le Pr. Pierre Moukoko Mbonjo. En effet, cette réforme découle de trois principales nécessités. L’urgence d’une autonomie financière. Car plus de 95% du budget de fonctionnement est financé par les partenaires extérieurs.

Ensuite, rendre l’institution panafricaine plus performante et proche des populations. Ceci à travers le renforcement du rôle des femmes, des jeunes et du secteur privé. Et, améliorer le taux d’exécution des décisions prises par les chefs d’État et de Gouvernement. À titre d’illustration, sur 1700 décisions prises depuis 2002, moins de 10% ont été exécutées par les États-membres et les Organes de l’UA.

Domaines prioritaires

Six champs d’actions ont été définis. L’objectif étant de permettre à l’institution panafricaine parvienne d’atteindre ses objectifs de manière efficiente. D’abord, l’Union Africaine doit se concentrer sur un nombre limité de questions. Des questions qui touchent à divers domaines. Entre autres, politique, paix et sécurité, intégration économique, représentation globale du continent de manière à ce que l’Afrique parle d’une même voix sur la scène internationale.

Ensuite, les institutions de l’UA doivent être réorientées vers l’atteinte des objectifs. Troisièmement, l’institution doit être plus liée aux citoyens africains afin qu’ils se sentent impliqués. Et que se développe également une conscience panafricaine forte. En quatrième lieu, l’Union africaine doit être mieux gérée aux plans politique et opérationnel. Cinquièmement, l’institution doit avoir un financement autonome soutenu par les États-membres.

Enfin, il est impératif que l’Union Africaine adopte un mécanisme de supervision et de mise en œuvre de la réforme. De plus, elle doit s’assurer que les décisions juridiquement contraignantes soient effectivement exécutées par les États-membres et les Organes de l’UA.

Vanessa Onana

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