Mutilations génitales féminines: le taux de prévalence est de 1,4% au Cameroun

Le ministre de la Promotion de la femme et de la famille a souligné  ce 6 février 2018,  son combat jusqu’au bout contre les  mutilations génitales.

« Tolérance zéro aux mutilations génitales féminines.» Tel est le thème de la journée internationale contre les mutilations génitales féminines. L’événement était célébré ce mardi 6 février 2018. La ministre a défini la mutilation génitale comme toute altération faite sur l’appareil génital féminin. Les raisons ne pas sont d’ordre thérapeutiques, ce qui entraîne des conséquences comme les infections et les troubles de maternité.

Ainsi, Marie Thérèse Abena Ondoa demande aux administrations et tous ceux qui œuvrent dans la protection des droits de la femme d’apporter leur appui à l’appropriation de la nouvelle loi. L’objectif étant que nul n’en ignore. Toutefois, elle salue les efforts de sensibilisation des pouvoirs publics, des ONG et autres mouvements associatifs. Cette dernière n’a pas manqué d’attirer l’attention de la communauté nationale et même internationale sur l’ampleur du phénomène qui touche les femmes au Cameroun.

Que dit la loi au Cameroun?

L’article 272 du code pénal camerounais dispose qu’est puni d’un emprisonnement allant de 10 à 20 ans pour quiconque « Procède à une mutilation de l’organe génital d’une personne quel que soit le procédé ». Cet article du code pénal vise ainsi à protéger les victimes. Mais aussi  à mettre en garde les pratiquants des mutilations génitales.

Le taux de prévalence des mutilations génitales féminines, et principalement l’excision. Il est de 1,4% sur l’ensemble du territoire camerounais et de 20% dans les zones foyers. Ce sont les données du ministère de la Promotion de la femme et de la famille.

Esther Fossi (Stagiaire)

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