Contentieux préélectoral: le verdict du Conseil constitutionnel

Au terme de l’audience de ce jeudi 15 mars, sur les six requêtes introduites, quatre ont été rejetées par le Conseil constitutionnel.

Le premier rejet concerne Saki Lamine, candidate Rdpc à Kolofata, région de l’Extrême-Nord. Selon le Conseil constitutionnel, il s’agit d’un problème interne au Rdpc. Par conséquent, n’étant pas compétent pour les différents internes aux partis politiques, l’instance a jugé sa requête irrecevable.

La seconde requête adressée par Zacharie Mgbamine contre la candidate Rdpc, Isabelle Assouho à l’Est, a été aussi invalidée. Selon les conclusions du Collège des juges, le plaignant n’a pas la qualité requise pour saisir le Conseil constitutionnel. Car il n’est ni candidat aux sénatoriales, ni responsable d’un parti politique. L’équipe de Clément Atangana s’appuie sur l’article 121 et 129 du Code électoral et l’article 48 de la loi fondamentale concernant les élections.

Requête renvoyée pour délibération

La requête du Candidat Sdf, Paul Tchatchoung contre une liste du Rdpc dans la région de l’Ouest, a suscité un débat houleux. Cinq avocats mobilisés outre les cadres du parti, pour convaincre les membres du Conseil constitutionnel. En effet, le recours du Sdf porte sur « la présence fictive d’un 7e candidat sur la liste du Rdpc. Dans ses premières observations, le Conseil a indiqué que Paul Tchatchouang n’a aucune preuve de ses déclarations. Après des discussions intenses et sans suite concordante, le Conseil a renvoyé ce cas pour décision finale, au lundi 19 mars 2018.

Autre requête écartée, celle de Valentin Egono de l’Udci contre les autres partis et Elecam. C’est en application de l’article 130 du Code électoral. Pour le Conseil constitutionnel, ce juriste et agent diplomatique n’a pas qualité à remettre en cause l’ensemble des candidatures. « Requête irrationnelle et saugrenue » a souligné le Collège des juges. L’Udci signifie l’Union camerounaise pour la démocratie eT l’innovation.

La 5e requête initiée par Ahmadou Ahidjo à l’Ouest pour être investi dans le Rdpc n’a pas été accepté. Ce dernier estime que sa formation politique ne tient pas compte de la minorité dont il est issu. Comme dans le premier cas, le Conseil constitutionnel a indiqué qu’il n’est pas compétent pour les problèmes internes aux partis. Enfin, l’Undp a désisté à la défense de sa requête contre le Rdpc dans l’Adamaoua. Cause évoquée, un « faux acte de naissance » produit par une candidate du Rdpc. Ainsi, le Conseil a mis de côté cette dernière requête. Lire les contenus des différentes requêtes ici.

Dieudonné Zra

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