Cybercriminalité : la riposte de l’Etat

Identifier les abonnés et monitorer les communications électroniques et numériques au Cameroun. C’est la prochaine étape que compte mettre sur pied le gouvernement camerounais afin de lutter efficacement contre la cybercriminalité.

L’annonce a été faite par Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, au cours du conseil de cabinet qui s’est tenu ce 29 mars 2018 à Yaoundé.

D’après des statistiques publiées lundi par l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (Antic), le Cameroun a subi 12 800 attaques liées à la cybercriminalité en 2017. Menée dans divers secteurs, cette cybercriminalité a eu des conséquences énormes sur l’économie nationale.

Ce qui montre que si les nouvelles techniques de l’information et de la communication ont amélioré l’ouverture du pays au monde, elles ont néanmoins eu des conséquences néfastes énormes sur le quotidien des Camerounais.

Et pour contre-attaquer, le Gouvernement entend en plus des communications électroniques, surveiller les communications dans les réseaux sociaux et sur internet. Une campagne de promotion pour une bonne utilisation du cyberespace verra par la suite le jour.

Conseil des ministres

Deux points essentiels étaient inscrits à l’ordre du jour de ce conseil de ministres : la mise en œuvre des projets routiers et autoroutiers structurants et les lignes directrices de la lutte contre la criminalité et la délinquance cybernétique.

A ce sujet, le Minpostel a annoncé que la stratégie nationale de cybersécurité en cours d’élaboration, vise la prévention, le suivi et la surveillance des dérives criminelles observées dans l’utilisation des plateformes numériques.

Ladite stratégie consiste à l’identification des abonnés et le monitoring des communications électroniques, le monitoring des conversations dans les réseaux sociaux, la promotion de l’utilisation responsable visant à refréner les dérives observées en ligne.

Le Minpostel a insisté sur la nécessité des acteurs institutionnels de renforcer leurs capacités et de s’adapter à l’évolution technique en la matière et l’adoption d’une législation efficace.

Le premier ministre quant à lui, a demandé au Minpostel de renforcer les prérogatives de l’Antic en matière de surveillance des réseaux de communication électronique et d’accentuer le rôle et les responsabilités des opérateurs des communications électroniques dans la surveillance et la lutte contre la cybercriminalité.

Selon l’Antic, des stratégies développées par des hackers sont entre autres :

  • le « scamming » c’est-à-dire, l’escroquerie financière sur Internet,
  • le « skimming » qui porte sur la fraude à la carte bancaire,
  • la fraude à la Simbox c’es-à-dire répondant au boîtier électronique utilisé pour se faire facturer le trafic téléphonique international aux prix du tarif national,
  • le « web defacement » axé sur des modifications non autorisées de la page d’accueil d’un site web,
  • le « spoofing » qui est une usurpation d’identité.

Jeanne Ngo Nlend

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