Rentrée du Barreau du Cameroun: réactions de quelques avocats

Les avocats venus à cette rentrée solennelle, soutiennent que les investisseurs ont besoin de la sécurité juridique. En rapport avec le thème des travaux, ils appellent les États à leur faire confiance.

 

Me Jacques Mbuny, Avocat Conseil, Barreau du Cameroun

« La sécurité juridique est à la base de la confiance des investisseurs. En effet, les investisseurs prennent le pool avant de se lancer. Et aujourd’hui, on parle de grands travaux dans notre pays. Il faudrait donc que le cadre juridique puisse permettre des investissements sécurisés. Dans ce sens, les avocats jouent un grand rôle. Par nos réflexions, il est question de démontrer que les avocats ont leur place dans la signature des accords. Car en cas de litiges, ils participent efficacement au règlement du contentieux. »

Me Élie Elkaim, Ancien Bâtonnier Suisse

« Je suis impressionné par le rôle que l’on accorde aux avocats dans l’harmonie sociale et dans le développement économique. Je viens de la Suisse qui a nombreuses communautés linguistiques. Et je suis content d’échanger avec mes confrères camerounais sur ces problématiques de cohabitation. Puisque la Suisse a une longue histoire de la cohabitation devenue pacifique aujourd’hui. Il y a nécessité d’accroitre les compétences des avocats locaux. Ainsi, chaque pays doit être capable de produire une science juridique pour accompagner les grands projets. Car cela nécessite des relations économico-juridiques. Si on ne sait pas où l’on met les pieds, cela affaiblit l’engagement des investisseurs. Donc la qualité des relations juridiques, c’est aussi un espoir pour le développement économique. »

Me Daniel Blaise Ngos, Président de la Fédération africaine des associations des jeunes avocats

« De plus en plus, les Etats ont recours aux partenaires pour le financement de leurs projets. Nous pensons que dans cette nouvelle approche, les avocats ont leur place. Nous sommes formés pour accompagner. D’abord dans l’assistance, les conseils et enfin dans la défense. C’est un tort que les délégations missions économiques n’intègrent pas souvent ces professionnels du droit. Ainsi, la proposition, c’est de s’offrir les services d’un avocat. Les compétences nationales sont là. »

Propos recueillis par Dieudonné Zra

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