Plastiques non biodégradables: où en est-on cinq ans après l’interdiction ?

Le ministère camerounais de l’Environnement poursuit la répression contre la fabrication, l’importation et la commercialisation des emballages plastiques non biodégradables, encore présents sur le marché.

Mettre fin à la circulation des emballages plastiques non biodégradables au Cameroun. Cette mesure gouvernementale remonte au 13 février 2013. En effet, le ministre de l’Environnement, Pierre Hélé, indiquait dans un communiqué l’interdiction formelle desdits emballages. Il renseignait alors que « sont formellement interdits sur l’étendue du territoire national. La fabrication, la détention, la commercialisation ou la distribution à titre gratuit des emballages plastiques non biodégradables à basse densité. Ainsi que les granulés servant à leur fabrication ».

Par ailleurs, il rappelait que les opérations de tri, de collecte, de transport et de stockage des déchets sont soumises à la délivrance d’une autorisation du ministère de l’Environnement. De même que la fabrication, l’importation, la commercialisation.  Et la distribution des emballages non biodégradables et des équipements électriques et électroniques.

Situation sur le terrain aujourd’hui

Sur l’ensemble du territoire national, la lutte contre les emballages non biodégradables, s’intensifie. Par exemple dans les grandes villes comme Yaoundé et Douala, les missions d’inspection des brigades environnementales, continuent de traquer les commerçants véreux. Ainsi, l’opération coup de poing lancée récemment par la brigade spéciale de protection de l’environnement à Douala, a-t-elle saisi 100 tonnes d’emballages plastiques non biodégradable. Une quantité que l’opérateur s’apprêtait à acheminer vers le marché noir et d’autres pays voisins. Outre la saisie, le responsable a écopé une amende de 50 millions de Fcfa. Mais à l’observation, l’opération d’assainissement des plastiques non biodégradables, reste préoccupante. Tant les usagers s’offusquent contre l’achat d’un plastique à 100 Fcfa dans une boulangerie pour emballer un pain de 125 Fcfa.

Réaction du ministre de l’Environnement

Interrogé sur la persistance de cette pratique, le ministre Pierre Hélé, se veut rassurant. Pour lui, affirmer que l’interdiction des emballages non biodégradables n’a pas porté ses fruits, est excessif. « A l’œil nu, quand on voit un plastique, comment peut-on savoir? S’il est biodégradable ou non biodégradable ? Il faut des connaisseurs. Nous nous jouons sur l’épaisseur. Nos inspecteurs sur le terrain, disposent des micromètres pour mesure l’épaisseur des plastiques. Donc pour nous, les plastiques non biodégradables interdits, ce sont des plastiques qui ont une épaisseur égale ou inférieure à 60 microns » a-t-il expliqué.

Dieudonné Zra

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.