Marché du poulet: le gouvernement travaille à satisfaire la demande nationale

Malgré la disponibilité du poulet sur le marché, il est de plus en plus sollicité par les consommateurs camerounais. Dans certaines parties du pays comme le Grand-Nord, la production est inférieure à la demande locale.

Au Cameroun, l’élevage moderne du poulet est concentré dans les régions de l’Ouest, du Littoral et du Centre, grâce aux souches exotiques. En plus de cette réalité, les facteurs géographiques et les maladies influencent la production quantitative et qualitative du poulet dans d’autres parties du Cameroun.

Ainsi, le Grand-Nord Cameroun qui dépend par exemple du Grand-Sud en termes de ravitaillement en poussins d’un jour et d’aliments, n’arrive pas à satisfaire la demande locale. Voici les explications d’un responsable technique de la Caisse de développement de l’élevage pour le Nord (Cden).

Hamadou Adama, exposant au salon avicole de Yaoundé

« En termes de production volaille dans le Grand-Nord, il n’y a pas satisfaction. Parce que nous dépendons à 100% du Sud Cameroun en termes d’approvisionnement de poussins. Par conséquent il n’y a de satisfaction du côté des consommateurs concernant la viande du poulet. Mais depuis deux ans la Cden produit des aliments, donc le problème alimentaire est résolu. Même s’il y a les poussins, le transport demeure préoccupant. Parfois le taux de mortalité des poussins atteint 80% en route car le voyage est long. »

Comment inverser la tendance?

Hamadou Adama : « Il faudrait disposer d’un bassin indépendant de production du poulet dans le Septentrion. J’entends par là, une chaine de production totale. C’est-à-dire, la disponibilité des poussins, des aliments et même l’expertise. Ainsi, je pense que la satisfaction va augmenter d’une manière rapide. » Entre autres pistes à privilégier, la relance de la filière avicole et autres projets de développement de l’élevage.

En rappel, la Cden fait partie des bras séculier du gouvernement dans le cadre de l’accompagnement des éleveurs et de développement de leurs cheptels. Ainsi, elle facilite la protection sanitaire et la nutrition animale. Elle couvre les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord.

Dieudonné Zra

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