Convention de Kinshasa: circuit et ampleur du trafic d’armes en Afrique centrale

Au centre de la 1ère conférence des 11 États signataires de la convention de Kinshasa du 11 au 13 juin 2018 à Yaoundé,  les experts  estiment le trafic d’armes légères à près de huit en circulation en Afrique centrale.

« L’accès des acteurs non-étatiques aux armes légères et de petit calibre : une menace à la paix et à la sécurité des États de l’Afrique centrale. » C’est la principale thématique de cette première conférence des États signataires de la convention de Kinshasa. En rappel, son adoption à l’unanimité, remonte au 30 avril 2010 à Kinshasa. L’ont ratifiée, l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, le Gabon, la Guinée équatoriale. Mais aussi le Cameroun, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé-et-Principe et le Tchad. Cliquez ici pour plus d’informations.

Circuit et ampleur du trafic d’armes

Selon Dr. Ivor Richard Fung, « certains chiffres parlent d’à peu près huit millions d’armes illicites en circulation en Afrique centrale. » Pour le chef de la Branche des armes conventionnelles au nations unies, cela entraine de lourdes conséquences sur les vies humaines. En effet, « ces dix dernières années, il y a eu à peu près 20 mille morts à cause des armes légères et de petit calibre », indique-t-il. En cause, des fournisseurs illégaux, en direction des foyers de tensions. L’expert évoque des magasins d’armes vendalisés, la fabrication poussée d’armes et de munitions dans certains États. Une situation favorisée par l’évolution technologie d’après Dr. Ivor Richard Fung.

Prolifération d’armes légères et solutions

Eugène Ngalim, également expert en la matière, souligne « la porosité des frontières» comme source de prolifération d’armes légères. Ensuite, « lorsqu’il y a les conflits, les armes entrent facilement dans les pays » relève-t-il. Ce secrétaire général du Réseau d’action d’Afrique centrale contre les armes légères parle d’une « pratique complexe ».


Loin de s’opposer à la quantité des armes en circulation, il appelle plutôt au sens élevé de régulation des États. Pour les experts, il faudrait qu’il ait plus de contrôle. Qu’on sache qu’est-ce qui est fabriqué ? Qu’est-ce qui est entré dans le pays ? Et dans la mesure du possible, collaborer avec les fournisseurs d’armes.


Au terme de trois jours de réflexion, les participants à cette première conférence, devront mettre au point des stratégies collectives pour pallier le trafic d’armes en Afrique centrale.

Dieudonné Zra

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