31e sommet de l’Union africaine: les résolutions

L’adoption des rapports et des résolutions présentés par les différentes commissions, a bouclé les assises du 31e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) ce 3 juillet 2018 à Nouakchott.

L’essentiel des résolutions de ce 31e sommet de l’Union africaine vise la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Mais également la corruption, les réformes institutionnelles de l’Organisation et l’adhésion d’autres pays du continent à la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). Quant au rapport présenté par Moussa Faki et adopté par le sommet de l’UA, il souligne qu’il est «crucial que l’Union s’implique activement» dans la recherche d’une solution, au conflit. Cela au titre de sa responsabilité dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur l’ensemble du continent.

Réformes institutionnelles

Les chefs d’États et de gouvernement s’engagent à «préserver les intérêts et la dignité de l’Afrique». C’est dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda 2063. A cet effet, le président en exercice de l’UA, Paul Kagame a mis l’accent sur la généralisation de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). Déjà certains pays comme l’Algérie, ont signé l’acte d’adhésion à la ZLEC. L’Union africaine exhorte d’autres États à le parapher. Aussi, les chefs d’État et de gouvernement ont-ils fait part de leur disponibilité de conjuguer leurs efforts dans ce domaine.

Financement du Parlement africain

Le financement de l’Union africaine préoccupe l’Organisation panafricaine. En rappel, des échanges houleux ont marqué la séance consacrée à ce volet lors du sommet. Le débat a débouché sur le blocage du budget du Parlement africain dont le bilan comporte plusieurs réserves. Car le taux de recouvrement des cotisations des pays membres de l’UA n’excède pas les 30%. Or l’Organisation panafricaine ambitionne d’assurer son autonomie financière à l’horizon 2020. Le budget de l’UA est consacré à hauteur de 75% à son fonctionnement. Et les autres 25% vont aux opérations de paix et sécurité en Afrique.

Paix et sécurité

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine déplorent l’image renvoyée par l’Afrique. Celle d’un continent ravagé par des conflits, des crises, le terrorisme, l’émigration clandestine et le crime organisé. Pourtant les indices de développement du continent progressent de manière constante. D’où l’appel à la mise en œuvre de l’accord de paix sur le continent. En particulier, la réconciliation nationale au Mali, la préservation de la paix dans la région du Sahel.

Dieudonné Zra

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