“Vidéo d’exécution sommaire des civils”: réaction du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary parlait ce 11 juillet d’un Fake news au sujet de cette vidéo qui circule sur la toile depuis 48h, mettant en cause l’armée camerounaise.

«L’ennemi est capable de se glisser dans la tenue de nos forces de défense et de sécurité. » Ainsi s’exprimait en substance, le porte-parole Issa Tchiroma Bakary.  Dans cette vidéo qui dure près de trois minutes, on y voit deux femmes. En effet, l’une tenant un enfant par la main. L’autre portant un bébé sur le dos. Et,  juste derrière elles, les contraignant à marcher, deux hommes en uniforme non encore identifiés comme camerounais. L’une des femmes a reçu des gifles plusieurs fois de l’un de ces hommes en uniforme « militaire ». Et, il lui martelait « lève la calebasse qu’on te voit bien, toi, BH, tu vas mourir ». BH signifie Boko Haram.

Position du gouvernement

Selon Issa Tchiroma Bakary, « À l’examen de cette vidéo, les hommes concernés arborent des uniformes bariolés, pour certains, de type forêt. Alors que le paysage et le relief indiquent clairement qu’on se trouve en zone sahelo-sahélienne. En pareilles circonstances, il est constant que les tenues de combat utilisées par l’armée camerounaises sont toujours de type sahéliennes. Par ailleurs, toujours au registre de la tenue (…), les équipements individuels des militaires camerounais engagés dans la zone sont des équipements de combat. Conformes aux standards obligatoires de port de casques lourds, de gilets par balles et de chaussures de type bottes rangers. Ce qui, manifestement, n’est pas le cas des personnes contenues dans la vidéo. Les armes arborées par les présumés soldats présentés dans la vidéo, ne sont pas celles utilisées par l’armée camerounaise dans cette zone d’opération. »

Dans son point de presse, le porte-parole du gouvernement a mis l’opinion nationale et internationale en garde contre le phénomène de Fake news qui consiste à travestir les faits. Issa Tchirma Bakary a également souligné que l’enquête ouverte, devra établir les responsabilités d’éventuels auteurs.

Dieudonné Zra

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