Exactions : le Ministre de la communication se prononce sur des vidéos incriminant des militaires

Dans une communication gouvernementale hier dimanche 12 août, Issa Tchiroma Bakary dit toute la détermination du Cameroun à faire la lumière sur ces actes

« C’est une infime minorité de quelques militaires égarés qui aurait établi ce forfait […]. Il appartient à la justice d’établir leur culpabilité et éventuellement de leur impliquer la punition conformément au forfait qu’ils auraient commis ». Tels sont les mots du ministre de la Communication, au sujet de deux vidéos ayant circulé sur Internet.

La première vidéo présente deux militaires exécutant deux femmes et leurs enfants. A travers les réseaux sociaux des accusations fusent, indexant l’armée camerounaise et particulièrement les personnels du Grand nord. Le ministre de la Communication avait alors fait remarquer que dans le septentrion, les forces de défense revêtent une même tenue. Des casques lourds, des gilets pare-balles et des chaussures de type Rangers. Tenue que ne portaient pas les hommes sur la vidéo. Sur haute instruction du Chef de l’Etat, Chef des Armées, une enquête débute. Et au terme, les accusations tendent vers sept personnels militaires. Vendredi 10 août dernier, le ministre signait un communiqué qui dévoilait les noms de sept personnels militaires, soupçonnés d’être impliqués dans les exactions dont témoigne cette vidéo.

Tentative de déstabilisation

Une seconde vidéo circulerait également sur les réseaux sociaux depuis quelque temps. Issa Tchiroma Bakary voit en ces vidéos une certaine volonté de manipuler ; mais aussi de jeter un discrédit sur les forces de défense camerounaises qui font la fierté du pays. « Pourquoi est-ce à deux mois de l’élection présidentielle que ces deux vidéos commencent à circuler ? N’est-ce pas prémédité ? Une manière de jeter le déshonneur et le discrédit sur nos forces de défense et de sécurité ? ». Le ministre de la Communication rappelle alors à tous la bravoure dont ont fait preuve les militaires camerounais dans le combat contre Boko Haram. Pour le porte-parole du gouvernement, aucune accusation contre les forces de défense camerounaises ne peut être acceptée pour la deuxième vidéo, tant que les culpabilités ne sont pas clairement établies.

Vanessa Onana

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.