Léopold Djomnang Tchatchouang : “Les frais de scolarité seront désormais mieux gérés “

Le Chef de la Division des Affaires Juridiques au ministère des Enseignements Secondaires présente les atouts du nouveau système de paiement des frais de scolarité, par voie électronique.

Qu’est-ce qui justifie cette nouvelle méthode de paiement ?

LDT : Dans le passé, il y a eu beaucoup de distorsions dans la gestion des fonds des établissements. Cette nouvelle façon de faire permettra d’abord de rassurer les parents par rapport à la gestion des fonds des établissements. Ensuite, cela permettra aux chefs d’établissements d’avoir un peu plus de sérénité, parce que le maniement de l’argent aura apporté beaucoup de dérives. Nous en savons quelque chose. Il n’y aura donc plus de distraction de fonds, de  détournement de frais d’examen qui ont parfois causé de nombreux désagréments. Aboutissant parfois, à la fermeture des établissements scolaires.

Comment fonctionnera ce nouveau système de paiement des frais de scolarité ?

LDT : Au début de l’année, le chef d’établissement remet à l’élève une fiche d’inscription provisoire ou un quitus. Cette fiche devra comprendre le nom de l’école, son code, le nom de l’élève, sa date de naissance, le motif de paiement (contribution exigible et/ou frais d’examen). Dès que le paiement est effectué, il y a deux possibilités. Si c’est chez les opérateurs de téléphonie mobile, il va se générer au niveau de la plateforme et du téléphone de l’intendant/chef d’établissement un lien qui permet à ce-dernier de matérialiser le recouvrement de la recette de l’Etat en délivrant une quittance. On n’a plus besoin de venir s’aligner.

N’y aura-t-il pas d’équivoque quant à la gestion de ces fonds ?

LDT : Il n’y a pas d’équivoque. Conformément à la loi portant régime financier de l’Etat, toutes les recettes de l’Etat sont versées dans un compte unique. Et le Trésor se charger de diriger les fonds dans des sous-comptes qui correspondent aux comptes des établissements. Il s’agit des comptes de dépôt-consignation. C’est-à-dire qu’à tout moment, les chefs d’établissement peuvent demander à venir retirer cet argent pour pouvoir faire fonctionner leurs instituts.

Pensez-vous qu’il n’y aura réellement plus de fuites d’argent ?

LDT : Ce qui est certain, avec cette nouvelle donne, les fuites/détournements de fonds seront pratiquement nuls. Il est vrai que pendant que nous réfléchissons à comment sécuriser  cet argent, d’autres réfléchissent à comment faire pour le détourner. Mais ce qui est certain, ils nous trouveront sur leur route. Et nous mettrons tout en œuvre pour que ces fonds soient sécurisés pour le bien de nos enfants.

Vanessa Onana

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