Contentieux pré-électoral: réactions des postulants recalés

Le verdict du Conseil constitutionnel à l’issue de l’audience de ce 17 août, a déçu la majorité des postulants à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018.

Olivier Bilé, Union pour la fraternité et la prospérité

Parmi les postulants recalés à la Présidentielle, Olivier Bilé a regretté le verdict du Conseil constitutionnel. « Il est assez pénible d’opérer dans un pays comme celui-ci. Pour une institution naissante qui s’appelle le Conseil constitutionnel, peut me dire qu’elle n’a pas été au courant de ce que vous tous saviez. Ce que j’avais déclaré à Elecam le 19 juillet au soir dans les termes suivants : les personnels de la trésorerie principale de Yaoundé étaient absents. Au moment où mon équipe se rend là-bas pour verser l’argent du cautionnement. Que le Dg d’Elecam M. Essousse peut témoigne de ceci, avait été saisi en son temps. Et, que tout le personnel d’Elecam savait que Bilé avait été victime d’une situation qui n’aurait dû jamais avoir lieu. En plus de cela, un constat de l’huissier de justice a été posé sur la table du Conseil constitutionnel (…). Pour attester effectivement de ce que le personnel sensé nous recevoir n’était pas en place. J’en appelle à l’intervention du président de la République. J’en appelle à une échelle plus élevée, à la divine intervention de l’Éternel lui-même afin que sa justice soit accordé au Cameroun »

 

 
Vincent Sosthène Fouda Essomba, Mouvement camerounais pour la Social-Démocratie

Ce « chirurgien du droit » a aussi exprimé sa déception comme les autres postulants recalés par les sages du Conseil constitutionnel. « Vous avez vu qu’Elecam n’a pas été capable de prouver que nous n’avons versé le cautionnement. Que nous n’avons pas donné le certificat de nationalité, le certificat d’imposition. Quand la loi devient folle, elle devient aussi caduque. C’est en cela que j’ai des regrets. Parce que le Conseil constitutionnel est comme un verre d’eau. Ainsi, il doit être limpide. Or vous avez vu aujourd’hui qu’Elecam cafouille dans tout ce qu’il fait. Chirurgien du droit, mon travail est de montrer les limites du droit dans notre pays. Il faudrait que ces premiers membres du Conseil constitutionnel sortent par la grande porte ».

Propos recueillis par @Dieudonné Zra

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