Présidentielle 2018: que proposent les candidats pour l’éducation ?

La majorité des candidats en lice esquissent diverses pistes de reconstruction ou d’amélioration du secteur de l’éducation au Cameroun.

Le candidat du RDPC et actuel chef de l’État, Paul Biya propose un enseignement des métiers et des formations pratiques et techniques. Pour lui, cela favorise l’auto-emploi et l’insertion socio-économique des jeunes. Déjà dans le secteur de l’éducation ce plan a permis la création de 473.303 emplois jeunes. Des chiffres recensés au 31 décembre 2017 au-delà de l’objectif de 400 000 fixés.

Cependant, le défi du chômage des jeunes reste préoccupant. Adamou Ndam Njoya de l’UDC promeut pour sa part, une éducation qui met la pratique au centre de l’apprentissage. Ainsi, il cite l’exemple de l’agroalimentaire comme l’une des solutions au chômage des jeunes.

Quant au candidat de l’ADD, Garga Haman Adji, « l’éducation ne doit pas être perçu au seul niveau de la formation morale et intellectuelle ». Selon ce réformiste, elle s’étend à « la formation de l’homme social et professionnel. » Face à ce qu’il appelle « le déséquilibre de scolarisation », il promet la gratuité de l’éducation au primaire pour tous.

De plus, il relève que « le GCE O Level ne doit pas conditionner le passage en classe supérieure. » Il souligne aussi que des « bibliothèques bien fournies ». Comme lui, Joshua Osih du SDF veut aussi réformer le système éducatif camerounais basé selon lui sur l’héritage colonial.

D’autres propositions

Maurice Kamto du MRC propose une réforme de l’éducation. Elle repose  sur l’adéquation formation-emploi. « Toute formation au Cameroun devra être orientée vers des résultats concrets.  En termes d’impact direct pour le développement du pays » souligne-t-il dans son projet de société. Objectif visé : atteinte d’un taux de scolarisation de 100% à un horizon de 10 ans au niveau de l’éducation de base.

Concernant, Cabral Libii de l’Univers, il envisage « une Éducation de Mission ». Pour ce candidat, il faut mettre en place « un système éducatif fortement professionnalisé. Cela  répond à des missions et innovant. » En effet, cette approche de l’éducation épouse son slogan de campagne.  « Un État qui protège et qui libère les énergies. »

Serge Espoir Matomba du PURS entend mettre l’accent sur l’éducation numérique à travers son plan d’industrialisation du Cameroun. Il parle d’une « éducation rénovée, garantie d’une croissance durable. Bref, les 9 candidats en lice s’accordent sur au moins un point. Il s’agit de l’amélioration du secteur de l’éducation comme gage de développement.

@Dieudonné Zra

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.