Laurent Esso : « Faisons passer les atouts de Paul Biya »

Homme d’expérience dans l’élite politique RDPC, le ministre d’Etat Laurent Esso conduit la campagne pour la réélection du président Paul Biya dans la région du Littoral. Il répond, en toute franchise, à nos questions au bout de deux semaines d’une intense activité sur le terrain.

 

1) Monsieur le ministre d’Etat Laurent Esso, plusieurs candidats à l’élection présidentielle ont choisi de mobiliser à Douala sur la promesse du changement. Quels sont les arguments que vous portez dans cette même ville en faveur de votre candidat?

Voyez-vous, il y a neuf candidats à l’élection présidentielle. Tous ces candidats sollicitent les suffrages des électeurs. Ils présentent leurs programmes aux électeurs.

Le RDPC à Douala ne s’adresse pas aux candidats. Le RDPC s’adresse aux électeurs en s’appuyant sur le thème fort qui est « LA FORCE DE L’EXPERIENCE ». Ce thème, nous le développons dans nos divers meetings à l’endroit de l’électeur en nous fondant sur la profession de foi du candidat Paul Biya. C’est à cet électeur que nos arguments s’adressent et c’est cet électeur que nos arguments doivent convaincre.

Nous respectons ceux qui ont choisi, comme vous le dites, une « promesse de changement ». Mais, ils devront, à leur tour, convaincre l’électeur et non pas nous du RDPC. Tout comme le RDPC ne s’acharne pas à la querelle des arguments, mais, s’efforce de convaincre l’électeur.

2) Monsieur Laurent Esso, vous avez choisi de rencontrer les différentes communautés dans votre stratégie. Y’aurait-il quelque crainte à Douala, ville cosmopolite?  Que cachent ces rencontres peu habituelles?

A Douala, ville cosmopolite, les populations sont encadrées par des partis politiques et par des communautés organisées. Les populations sont même encadrées par des confessions religieuses, les Belongi, les Kaba, les Nyemba, qui sont en principe apolitiques.

Pour revenir à votre question, je relève que tous les membres des communautés qui sont pourtant de potentiels électeurs, ne militent pas forcément dans des partis politiques, tout comme certains membres de partis politiques ne possèdent pas de cartes d’électeurs. Et la ville de Douala comporte plusieurs communautés dont les membres militent dans différents partis politiques ou ne militent pas du tout.

Il se trouve évidemment que, militer dans un parti politique n’exclut pas l’appartenance à une communauté et l’appartenance à une communauté n’exclut pas l’engagement dans un parti politique.

Au cours de cette campagne, nous rencontrons des partis politiques alliés avec lesquels nous travaillons et nous rencontrons également des communautés dont l’organisation est différente de celle des partis politiques. Il n’est pas incompatible de travailler avec les partis politiques et de travailler en même temps avec les communautés, parce qu’il ne s’agit pas nécessairement des mêmes cibles.

Il n’y a donc aucune crainte. Ces rencontres, pour nous, sont normales. Elles font d’ailleurs partie des stratégies recommandées par le Comité Central de notre parti pour cette campagne électorale.

Il s’agit, en fait, d’amplifier notre message en ne négligeant aucun canal de communication, tout en développant une autre stratégie de sensibilisation.

3) Monsieur Laurent Esso, Coordonnateur régional de la campagne du RDPC, pourquoi le Littoral d’ordinaire si partagé offrirait-il  une victoire complète cette fois-ci au candidat Paul Biya?

Nous faisons campagne, non pas pour le Littoral, mais, nous battons campagne pour le Président Paul Biya. Et les messages que nous faisons passer indiquent les atouts qui sont ceux du candidat Paul Biya, quelles que soient les différentes opinions des uns et des autres, dans cet espace politique riche et varié. Par exemple, nous avons même des partis politiques qui présentent plusieurs tendances, des tendances qui opposent des individualités fortes mais appartenant à un même parti politique. Il se trouve également que dans le Littoral, ces partis politiques, quelles que soient les divergences entre leurs membres, soutiennent le même candidat.

Dans le RDPC nous n’avons pas vocation à gérer les divergences et les tendances qui apparaissent dans le Littoral, comme vous le dites, « d’ordinaire si partagé ».

Nous avons un message au soutien de notre candidat, le Président Paul Biya. Ce message s’adresse donc à tous les camerounais. C’est la compétition démocratique.

Propos recueillis par Elvis Mbimba

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