Antibiotiques : éviter la résistance aux antimicrobiens

Le lancement de la semaine pour le bon usage des antibiotiques sur l’Homme et sur l’Animal a eu lieu le 12 novembre 2018 à Yaoundé.

Des pharmaciens, vétérinaires, biologistes et autres membres du corps médical se sont réunis ce lundi 12 novembre 2018. Pour lancer les activités qui marqueront ladite semaine, André Mama Fouda, Ministre de la Santé Publique, accompagné à l’occasion du Dr Taïga, Ministre de l’élevage, des pêches et des industries animales.
Durant cette semaine mondiale pour le bon usage des antibiotiques, les experts du domaine vont animer le 14 novembre 2018, une table-ronde pour sensibiliser la population, les professionnels de la santé et les décideurs politiques sur la résistance aux antibiotiques afin de préserver leur efficacité pour le long terme.

 

Résistance aux antibiotiques

Pour André Mama Fouda, Ministre de la Santé Publique, il faut en urgence apprendre aux uns et aux autres l’utilisation de l’antibiotique. « Surdoser l’antibiotique crée plus de problèmes que de bien. Cette semaine est lancée en direction des professionnels de la santé humaine et animale sur le bon usage des antibiotiques. Donner juste ce qu’il faut et s’assurer que le patient prend la dose indiquée afin d’éviter la résistance aux antibiotiques » a-t-il déclaré.

 

D’après le Pr Marie-Claire Okoumou, Administrateur du laboratoire national de santé publique; la mauvaise utilisation des antibiotiques est responsables des résistances qui apparaissent plus tard durant le traitement de certaines pathologies. « Même si l’on met au point des nouveaux antibiotiques, la résistance demeurera une grave menace sans une modification des comportements », explique-t-elle.

Selon un représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) à cette cérémonie, la résistance des bactéries aux antibiotiques constitue aujourd’hui l’une des plus grandes menaces pour la santé mondiale; la sécurité alimentaire et le développement humain. « Si rien n’est fait, elle pourra conduire à la mort d’environ 4,15 millions de personnes en Afrique d’ici 2050 »,a indiqué le Pr Marie-Claire Okoumou.

Jeanne Ngo Nlend

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