2e trimestre : les tout-petits ne s’habituent toujours pas à l’école

Difficile reprise pour les élèves des écoles maternelles de la ville de Yaoundé. Entre pleurs et caprices, on n’est pas sorti de l’auberge.

Isabelle, 4 ans, ne veut pas lâcher les jupons de sa maman ce mercredi 09 janvier 2019. Alors que la sonnerie d’entrée en classe retentit, la jeune écolière entame les pleurs.
A côté d’elle, une scène similaire. Mais, cette fois, c’est un petit garçon de 4 ans à peine qui est au bord de la crise des nerfs. Malgré les flatteries de sa mère, il n’a pas l’air de vouloir prendre part à la classe de ce jour.
D’après Regina Enow, enseignante dans cet établissement scolaire d’expression anglophone du quartier Biyem-assi, des scènes comme celles-ci sont devenues courantes. Elle explique d’ailleurs que les enfants sont encore troublés par le retour des classes. La plupart ne comprennent pas ce retour à l’école loin de leurs jouets et des distractions qui faisaient leur quotidien. « Quand ils finissent par entrer en classe, ils n’arrêtent pas de jouer ou dormir. La plupart refusent même de s’adonner aux exercices de classes », déclare-t-elle.

Parmi ceux qui veulent rentrer à la maison, il y’a des assidus qui sont heureux de revoir leurs camarades. C’est le cas de Ashley, âgée de 3 ans qui embrasse chaleureusement sa voisine de table en signe de joie. Elle le lui rend bien d’ailleurs. Au point de lui tendre la friandise qu’elle a entre les mains.

Quelques explications

Du côté de l’école maternelle du groupe bilingue St Joseph, c’est la même ambiance. Pleurs, cris, etc. Ici aussi, on replonge dans l’euphorie de la rentrée du 1er trimestre où les enfants quittaient pour la première fois leurs parents.
Selon, un encadreur dudit groupe scolaire, cela est dû à l’activité réduite durant les congés de fin d’année. Les enfants reprennent avec les longues heures de jeux et de visionnage de leurs programmes favoris. La cassure est difficile. Ça va se calmer sous peu. Un peu comme en septembre. Dans quelques jours, ils reprendront avec le rythme des classes et tout ira pour le mieux », explique –t-il.

Jeanne Ngo Nlend

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