Musique: au Cameroun c’est l’ère du single

Alors que l’ancienne génération préférait les albums, la nouvelle semble avoir un penchant certains vers le single.

Les mélomanes camerounais assistant ces cinq dernières années à une nouvelle mode musicale. Le single et le maxi single. Comprenez par-là, un seul titre ou deux titres. Les artistes semblent préférer cette formule au détriment des albums à plusieurs titres

Les raisons

Sur les raisons de ce choix, les avis sont nombreux. Mais, plusieurs s’accordent à dire que les faibles moyens de production et de promotion dont rapidement pencher la balance.

Yann Eyoum , musicien et promoteur culturel

” C’est un problème d’investissement, de rentabilisation et de procédé. La distribution est au cœur de cette stratégie. Il faut pour cela un couloir bien aménagé. Malheureusement, c’est un processus qui traine encore le pas chez nous »

Steve T. , journaliste culturel

“le modèle approprié actuellement est le single car il permet de se faire découvrir et de moins risquer en investissement. Les albums ne peuvent pas circuler si un vrai circuit de distribution n’est pas encore aménagé. Beaucoup de ceux qui essayent passent souvent inaperçus. Il faut surtout penser à un vrai marketing pour ce type de produit ».

Roger Samnig , membre du groupe X-Maleya

“Il faut avoir une certaine notoriété avant de sortir un album, et après être sûr de le faire consommer au public avec le standard de son pouvoir d’achat. C’est pour quoi on peut étaler un album sur la durée en faisant sortir des singles qui sont extraits peu à peu. C’est en tout cas la politique que nous avons adopté depuis des années. Et elle a l’air de marcher ».

Pourtant l’album…

Pour Kareyce Fotso, les albums donnent aux promoteurs, aux mécènes, producteurs, et autres investisseurs, une meilleure appréciation du niveau de l’artiste, mais aussi de ce qu’il y’a à offrir. « Un single peut être considéré comme un coup de chance. Alors qu’au fond, l’artiste est incapable d’assurer un retour sur investissement ». Une réalité qui défavorise souvent les artistes camerounais dans les cérémonies de récompenses et autres compétitions internationales.

Jeanne Ngo Nlend

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