#Vœux2019: le Cameroun plus offensif à l’international

Il s’agit pour le Chef de l’État d’aller davantage vers les partenariats mutuellement bénéfiques et de réduire les importations.

Le Président Paul Biya recevait les vœux des membres du corps diplomatique ce 9 janvier au Palais de l’Unité, a marqué la posture du Cameroun par rapport à ses relations avec l’extérieur et le climat sociopolitique qui prévaut dans le monde. Le chef de l’Etat a dévoilé la position du Cameroun en matière de coopération multilatérale. Il s’agira peu principalement de développer les échanges économiques avec la Chine, le Japon, la République de la Corée et d’autres pays, favorables à des partenariats mutuellement bénéfiques. Par ailleurs, le chef de l’Etat appelle à « prospecter de nouveaux marchés ».

Face aux ambassadeurs et autres organismes accrédités à Yaoundé, Paul Biya a souligné la détermination du pays à œuvrer pour sa croissance économique afin d’atteindre l’émergence en l’horizon 2035. Dans cette optique, le pays entend réduire sa dépendance de l’extérieur, limiter les importances et promouvoir la production locale.

Les guerres…un danger

Pour le chef de l’Etat, la persistance des guerres à l’échelle mondiale constitue de plus en plus une menace pour l’humanité. Paul Biya cite pour les déplorer les conflits au Yémen et au Proche-Orient.  Sans oublier la situation Israélo-palestinienne qui remonte depuis les années 1948. Pour le président de la République, la montée du nationalisme et du populisme en Europe, l’indifférence du G20 face à la liberté des échanges, le réchauffement climatique et l’ampleur des migrations, tendent à compromettre l’avenir de la planète.

C’est pourquoi, le chef de l’Etat continue de se poser la question: « Est-il permis d’espérer » ? Comme pour inciter à la réflexion collective, il ajoute : « Le monde nouveau sera-t-il meilleur que l’ancien ». La réponse à la question semble être une nécessité.

Face à l’insécurité, plus d’humanisme

Dans un contexte d’insécurité et de conflits qui touchent presque toutes les parties du globe, Paul Biya appelle la communauté internationale à plus d’humanisme. Mais également à mettre la justice en avant. Et,  à utiliser les progrès scientifiques pour l’amélioration des conditions de vie de l’humanité. Ces propositions confortent une thèse énoncée par le président de la République en 2015. C’était lors d’une autre cérémonie des vœux. « À menace globale, riposte globale » martelait-il.

@Dieudonné Zra

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