Aïssa Doumara Ngatansou : la “survivante” au grand cœur

 

Honorée par le tout premier Prix Simone-Veil pour l’égalité femmes-hommes, la militante camerounaise des droits de la femme se bat au quotidien pour éviter à ses semblables “l’enfer” de qu’elle a vécu.

Orpheline de mère à l’âge de 11 ans, Aïssa Doumara Ngatansou est donnée en mariage sans consentement lorsqu’elle a 15 ans. C’est sûrement là le début de sa bataille. Elle devra tenir tête à sa belle-famille pour terminer ses études secondaires. Régulièrement battue par son mari, elle finit par quitter ce foyer et se consacre à la lutte contre les violences faîtes aux femmes. En cofondant en 1996 l’association de lutte contre les violences faîtes aux femmes, Aïssa Doumara Ngatansou a désormais une tribune officielle pour mener ses actions. 23 ans donc qu’elle et sec partenaires sont sur le terrain, plus de 20 ans de lutte acharnée contre les violences faîtes aux femmes.

Aïssa Doumara Ngatansou : l’œuvre

“Ce que nous faisons tous les jours, c’est redonner goût à la vie,retourner tous les pouvoirs que les femmes ont perdu”. C’est là l’essence même de la bataille de son association. Aïssa Doumara Ngatansou s’inspire de sa propre expérience pour aller jusqu’au bout de ses batailles. En 2015, l’ALFV, avec d’autres associations et membres de la société civile plaident pour l’adoption d’une loi contre les violences faîtes aux femmes au Cameroun.
Sur le terrain, l’œuvre consiste à aller de Village en village faire de la Sensibilisation afin qu’aucune jeune fille ne soit donnée en mariage avant la fin de ses études, même si pour cela elle doit le plus souvent faire face aux famille des victimes.
Au fil du temps, le combat de Aïssa Doumara Ngatansou s’est adapté aux maux qui minent sa société. Elle compte désormais parmi ses “survivante”, les femmes victimes des exactions de Boko Haram

Le Prix Simone-Veil : un véritable boost

 

Il va renforcer sa crédibilité aux yeux du monde. Il va surtout lui permettre d’étendre son action à toute l’Afrique. Ces 100.000 euros vont permettre à l’association de se doter d’un “nouveau centre complet de prise en charge des victimes”.

Aïssa Doumara Ngatansou est née en 1972 dans le nord Cameroun et est mère de 3 enfants.

Odeline Stella Mouazan

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.