Intégration africaine: Stimuler une croissance et des emplois durables en Afrique.

C’est l’objectif de la Zone de  Libre-Echange continentale en Afrique. Les enjeux de cette cause sont au centre d’un atelier ouvert ce 16 avril à Yaoundé.

La Zone de Libre-Echange permet au continent de poser des jalons d’un réel espace d’échanges. De manière à booster les exportations et le développement industriel tout en privilégiant la consommation des produits locaux. A cet effet, le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, appelle  à intensifier les « échanges de proximité », quitte à sortir du cercle de la dépendance extérieure.

Pour y arriver d’autres pays africains dont le Cameroun devront rejoindre les 22 qui ont déjà ratifié l’accord de Libre-Echange. D’où la mobilisation des syndicats patronaux, les acteurs de la société civile et autres experts pour mener la réflexion.  Voilà le décor planté par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana. C’était à l’occasion d’un atelier National de sensibilisation et d’information sur cette Zone de Libre-Echange, à l’initiative de la Commission économique pour l’Afrique, ce 16 avril 2019 à Yaoundé.

 Objectifs du forum

Il vise à sensibiliser les parties prenantes sur le contenu de l’accord de Libre-Echange continentale africaine (ZLECAf). Mais surtout, à formuler une stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECAf et à l’accélérer au Cameroun, qui a joué un  grand rôle dans l’élaboration de ses textes juridiques. Les échanges de Yaoundé permettent aussi de renforcer la coopération entre les Etats africains en vue de leur intégration. Car l’Afrique représente un potentiel de 1,2 milliars de consommateurs aujourd’hui, et près de 2, 5 milliards en 2050. Ce qui constitue un puissant levier pour susciter les exportations, la création d’emploi et la diversification de l’économie.

 Pour le Cameroun…

Le commerce intra-africain entend augmenter de 52,3 % d’ici 2020. Cela est susceptible d’attirer au Cameroun, un important flux d’investissements et d’opportunités. Notamment pour  certains produits comme le café, le thé, la banane, les huiles raffinées, le ciment, le produits brassicoles, le savon. Et, bien d’autres produits manufacturés et semi-finis.

En rappel, la Zone de Libre-Echange a été lancée à l’occasion de la 10e conférence extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union africaine en mars 2018 à Kigali. A ce jour, les 52 Etats membres dont le Cameroun sont signataires, mais 22 ont ratifié l’accord. Le forum y relatif qui s’achève ce 17 avril à Yaoundé débouchera peut-être sur des précisions allant dans ce sens.

 @Dieudonné Zra

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