Enlèvement: John Fru Ndi est libre

Enlevé à son domicile à Bamenda, le vendredi 28 juin 2019 pour la 2e fois en deux mois par des sécessionnistes terroristes, le leader du SDF, a recouvré la liberté 24h après aux environs de 22h.

 

Deux enlèvements en deux mois. Le 28 juin à son domicile à Bamenda, région du Nord-Ouest. L’autre remonte au 27 avril 2019, alors qu’il se rendait aux obsèques d’un député de son parti, son cortège avait été intercepté par des sécessionnistes terroristes qui l’avaient gardé captif plusieurs heures. Puis, il a été libéré. Les circonstances de cette libération.

Récit du  kidnapping

Dans une interview accordée à Rfi, le principal leader d’opposition au Cameroun raconte : « J’ai entendu du bruit dans la maison, puis un tir, je me suis levé, j’étais au lit. Ils m’ont attrapé et m’ont traîné par terre. J’ai essayé de leur expliquer que je venais de sortir de l’hôpital, je leur ai demandé si je pouvais prendre mes médicaments avec moi. En brousse, je n’ai pas pu prendre mes médicaments. Ils m’ont libéré vers dix heures hier soir et je suis maintenant de retour à la maison ». Selon John Fru Ndi, ceux qui l’ont kidnappé appartiennent au groupe de séparatistes ambazoniens. « Ils ont pris des photos avec moi en brousse. Ils ont hissé un drapeau ambazonien et ils chantaient l’hymne national ambazonien » a-t-il ajouté. Intégralité de l’interview de John Fru Ndi.

Causes du kidnapping

Le président du SDF révèle qu’ « Ils m’ont kidnappé deux fois. Ils ont kidnappé deux fois mon frère, une fois ma sœur. Ils ont brulé ma voiture, mis le feu à l’une de mes parcelles. Ils font tout ça parce qu’ils m’accusent de ne pas les soutenir et ils veulent que je retire mes députés du parlement camerounais. Je n’étais pas vraiment d’humeur à négocier mais je leur ai demandé de me libérer pour pouvoir parler à mes députés, mes sénateurs et mes maires pour voir quelle approche adopter. »

John Fru Ndi et le chef de l’État Paul Biya

Au lendemain de ces enlèvements, Jean-Robert Wafo, en charge de l’information du SDF, regrette que des mesures officielles tardent à être prises pour assurer la sécurité de Ni John Fru Ndi. Ce d’autant plus l’homme politique soutient le dialogue que prône le gouvernement.

@Dieudonné Zra

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