Alimentation : la nouvelle affaire du riz camerounais

Bernard Njonga dénonce l’abandon des quantités importantes de riz local de qualité.

 

160,000 tonnes sont parquées dans des magasins de la Semry à Yagoua et Maga depuis plusieurs années, faute d’acheteurs. Ce le constat de Bernard Njonga, président de l’Association Citoyenne de défense des Intérêts Collectifs (Acdic). D’après ce dernier, d’importants stocks de riz camerounais Paddy, non décortiqué, sont quasiment aux oubliettes.

Et, malgré tout, la Société d’Expansion et de Modernisation de la Riziculture à Yagoua (Semry) continue de produire. Seulement, le processus de décorticage est considérablement ralenti, les productions étant par la suite invendues.

 

Concurrence du riz importé

Pour le Président de l’Acdic, le problème est lié à l’importation. A Yagoua comme à Maga, deux villes productrices, on trouve pourtant du riz importé. Sur le marché, le choix est vite fait parce qu’il s’agit du plus rentable.
D’après l’Institut National de la Statistique (Ins), en 2017, le Cameroun a importé 728,443 tonnes de riz. Tandis que la production nationale avoisine 300,000 tonnes par an, pour une demande de 600,000 tonnes.

Pour sa part, la Semry produit environ 80,000 tonnes de riz par an. Production en majorité exportée vers le Nigeria, le marché local étant difficile à approvisionner.

 

La pétition Njonga

Pour tenter de renverser la courbe, le président de l’Acdic vient de lancer une pétition sur les réseaux sociaux. Objectif, amener les autorités à imposer un quota de riz local aux importateurs.

Vanessa Onana

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