Cuisine: les « Bayam Sellam » offrent le prêt à cuire

Découpés, pelés ou nettoyés, les aliments prêts â être cuisinés sont désormais disponibles sur les étals.

Le service est nouveau mais séduit déjà plus d’une ménagère. Les femmes qui travaillent en sont les plus ravies. C’est un gain important de temps.

Comme des préfabriqués

Au marché d’Etoudi à Yaoundé, ce lundi 5 août 2019, les clients vont et viennent sur des pistes étroites, ce qui crée un trafic dense sur les routes. Chaque compartiment du marché correspond à un rayon. Les plus prisés sont ceux des épices. Ils parfument le marché avec leurs senteurs.
Âgée de 43ans, et mère de deux enfants, Solange Elomo, après la mort de son mari, il y a trois ans s’est lancée dans la commercialisation des légumes découpés dits « okok », pour subvenir aux besoins de sa famille. Assise sur un banc, à ses côtés des bassines de ces feuilles vertes très prisées et devant elle l’exposition des légumes déjà découpés. Elle fait des signes aux clientes qui passent, leur propose ses produits. “C’est trop de travaille pour assembler les légumes, faire des nœuds et les laver parfois quand ils sont sales”, explique-t-elle.
Ce commerce par ailleurs est la résultante d’une demande de plus en plus importante de la part de la gente féminine surtout pour ces femmes-là, qui doivent allier boulot et tâches ménagères. Le procédé est simple, la vendeuse, achète ces feuilles d’ « okok », qu’elle lave et sèche, après elle assemble ces légume en paquet, elle va ensuite découper paquet après paquet. Pour les exposer aux clients, après cette étape, il ne reste plus grand chose à faire pour un plat d’ « éru » ou d’ « okok ». À 75 ou 100 Fcfa, une ménagère peut s’offrir un tas de ces légumes. La vendeuse trouve sa matière première dans la localité de Sa’a et parfois dans les marchés de la ville. Pour un bénéfice qu’elle réalise entre 5000 à 7000 Fcfa par jour.

Cuisine rime avec hygiène

” Quand on fait ce commerce on doit être propre, et accueillante ” confie Solange. Les vendeuses, les unes et les autres ont leurs astuces pour attirer la clientèle vers elles. Certaines consciencieuses, tiennent à mettre un accent sur l’hygiène et la salubrité sur les étals, les bassines propres, et vêtements impeccables sont la marque de fabrique de quelques-unes. Malgré le prix élevé de ce légume sur les marchés, il reste un aliment apprécié par beaucoup de Camerounais. En effet, il contient de nutriments importants pour la santé.

Amina Malloum (Stagiaire)

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