#CmrDialogue: le retour à la normale pour les ex-combattants est possible

Au regard des atrocités commises, les experts en Sciences de l’éducation et en Psychologie sociale s’accordent à soutenir qu’une cohabitation est envisageable entre les populations et les ex-combattants grâce au pardon et à la sensibilisation.

Faire en sorte que les ex-combattants puissent redevenir des citoyens à part entière. Les participants au Grand dialogue national l’ont appelé de tout leur vœu. Seulement, ce processus de retour à la vie normale nécessite l’implication de tous les acteurs de la société. Donc, le gouvernement qui a déjà pris beaucoup de mesures en vue de leur insertion sociale, les autorités religieuses et traditionnelles, ainsi que la société civile.

Au terme des échanges du Grand dialogue national, le 4 octobre 2019 au Palais des congrès de Yaoundé, les membres de la commission Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-Combattants, ont appelé eux aussi, à une synergie d’actions. Tant il s’agit d’une réadaptation intégrale de ceux qui semblent avoir été détournés du droit chemin.

L’expérience qui vient de l’Extrême-Nord

Dans cette région, la méthode de sensibilisation de proximité a été mise en relief pour l’acceptation des ex-combattants par les populations locales. Il s’agissait sur le plan sociologique de :
– se rapprocher des familles des ex-combattants pour comprendre leurs rapports avec les jeunes enrôlés par Boko Haram,
– remonter la vie de l’enfance et de l’adolescence de ces ex-combattants pour mieux cerner leur motivation,
– se renseigner sur leur compagnie et mode de vie dans leurs localités respectives,
– s’appuyer sur les chefs traditionnels et les autorités religieuses afin de convaincre les familles des ex-combattants sur les opportunités d’une nouvelle vie grâce à l’appui économique du gouvernement.
En effet, ces questionnements ont permis de ressortir des difficultés d’insertion socioéconomique et de proposer des solutions adaptées à leurs préoccupations.

Selon Dr. Déli Tizé Téri, anthropologue ayant travaillé sur le sujet pour le compte de l’ONU dans l’Extrême-Nord, « c’est une approche qui a porté des fruits. Cela peut être expérimentée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest », suggère-t-il. Pour cet enseignant-chercheur, le pardon et une large sensibilisation peut convaincre les populations à faire-fi du triste souvenir des exactions.

@Dieudonné Zra

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