NOSO: la vie après le Grand dialogue national

Suite aux discussions de Yaoundé ayant débouché sur des recommandations fortes en faveur des régions en crise, les activités reprennent progressivement dans les écoles, marchés et autres services publics.

 

À raison et au nom du patriotisme ! Beaucoup ont cru au retournement favorable de la situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Aujourd’hui, l’espoir est de plus en plus permis pour une sortie définitive de crise dans ces régions secouées par les tensions depuis trois ans. Deux semaines après les travaux du Grand dialogue national, les populations de ces deux parties du Cameroun, récoltent les fruits des recommandations des participants dans leur quotidien. Même si les combattants ne se sont pas encore totalement repliés ou rendus, certaines avancées perceptibles allant dans le sens de l’apaisement du climat social, tendent à rassurer les populations, optimistes pour un retour à une paix durable.

Quelques changements concrets

Sur le plan administratif, l’on note dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, une fréquentation accrue des services surtout par les usagers. Cette reprise relative d’activités est également visible au niveau des entreprises commerciales et des écoles avec :
– la réouverture quasi-quotidienne des marchés,
– la reprise effective des classes, notamment dans les centres urbains,
– les déplacements réguliers des populations d’une localité à l’autre,
– le dépôt d’armes en série par les sécessionnistes dans les deux régions,
– le rétablissement des tarifs de transport en commun. Par exemple, il faut juste payer 1300 Fcfa pour le voyage Buea-Douala. Point de tarifs exorbitants.

Malgré donc l’appel à la ville fantôme des sécessionnistes, les populations sont déterminées à renouer avec leurs activités quotidiennes. En attendant, l’implémentation de certaines recommandations majeures et autres résolutions en faveur du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la majorité de l’opinion voit déjà en l’offre de paix du chef de l’État Paul Biya, une voie de sortie de crise.

@Dieudonné Zra

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