#Yaoundé : la grève des mototaximen bloquent la circulation

Depuis le 12 novembre, la capitale du Cameroun connait d’énormes embouteillages. La protestation des mototaximen suite à la mise en application d’une décision du gouverneur du Centre.

Les intempéries, le soleil, le froid ne semblent pas être des facteurs limitants. Même l’empressement des citoyens devant se rendre à leurs postes de travail et des élèves sur le chemin de l’école, n’arrêtent pas les mototaximen de Yaoundé. Ils ont garé leurs engins et sont assis à même le sol. Ils protestent. La circulation est quasi paralysée.

Que d’embouteillages !

Les conducteurs des engins à deux roues ont créé des barrages de fortune. Bancs, tables, tabourets, planches et autres constituent les matériels employés. La protestation a envahi la ville. Le carrefour MEEC est un théâtre important de cette manifestation. Là-bas, il faut une patience à toute épreuve pour rallier sa destination. Ce mardi matin, certains usagers font le choix de rebrousser chemin au lieu de s’éterniser dans le taxi.

Scène similaire dans les quartiers Éleveur, Ekounou, Damas, Biyem-assi, Obili, et Etoug-Ebe au lieu-dit Carrefour des handicapés où les «Bendskinneurs» (NDLR : nom donné à ces conducteur au Cameroun) ont observé le même mouvement d’humeur. Les habitants des quartiers Obili et Biyem-assi disent mettre désormais pas moins d’une heure pour arriver au centre-ville. C’est pour eux un véritable calvaire. Certains ont décident tout simplement de ne pas sortir en attendant que les « choses se calment ». Les Formes de maintien de l’ordre œuvrent dans ce sens. Elles sont positionnées au niveau des grands carrefours et des zones de grand trafic pour faciliter la circulation des usagers. Déjà deux jours que le travail est fait.

L’origine de la protestation

Le 7 novembre 2019, Naseri Paul Bea, gouverneur de la région du Centre a tenu une réunion avec les syndicats et conducteurs de motos de la ville de Yaoundé. Au terme de la rencontre, il a été convenu que les différents acteurs se conformeraient à la réglementation en vigueur dès ce mardi 12 novembre. La note signée conjointement par le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé et le préfet du département du Mfoundi, signé le 12 janvier 2012, spécifie très exactement les zones d’action des mototaximen dans certains quartiers de la capitale.

>>> LIRE : Yaoundé : le gouverneur menace les mototaximen

Une mesure pas respectée par les concernés. Le rappel à l’ordre a été fait le 6 mai de cette année. La situation n’ayant pas changé, le gouverneur Naseri Paul BEA est revenu à la charge en leur accordant jusqu’au 11 novembre. Dès le 12 novembre c’était la fin de la récréation.
Les bendskinneurs, principaux concernés ne sont pas d’accord avec cette mesure. Ils accusent les pouvoirs publics de « les bloquer ». Selon eux s’ils sont limités, ils feront moins de bénéfices alors qu’ils ont des factures à payer et des familles à nourrir.

Les instructions sont maintenues

Le Gouverneur de la Région Centre, Naseri Paul Bea, rassure au micro de la CRTV que les mesures seront respectées. Pour garder la ville de Yaoundé propre, tout sera fait. Des instructions fermes ont été données dans ce sens :
• La police municipale, les forces de l’ordre et les autorités administratives vont contrôler les activités des motocyclistes commerciaux.
• Les maires doivent faire la sensibilisation de leur police municipale sur le rôle qu’elles jouent pour le succès de cette opération
• Les autorités administratives et municipales sont appelées à sensibiliser les motocyclistes, en particulier ceux qui sont ignorants des règles

Pour le moment, les déplacements sont encore difficiles mais ça passe.

Danielle Mouadoume B.

Danielle Mouadoume

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