Bilan CDDR 2019: 252 repentis en un an

C’est le bilan que vient de dresser à Yaoundé, le coordonnateur national du comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CDDR), Faï Yengo Francis, un an après la création dudit comité.

 

Au total, 252 ex-combattants se sont rendus. Un bilan satisfaisant pour la plupart des observateurs des questions de sécurité et de stratégie. Un an après sa mise en place par décret présidentiel du 30 novembre 2018, le CDDR, portent des fruits remarquables. Et ce n’est pas fini, compte tenu des dispositions prises par le gouvernement pour leur réinsertion socio-économique, grâce aux activités génératrices de revenus. Parmi lesquels, l’élevage, l’agriculture, la couture, le petit commerce etc.

Bilan

En effet, trois régions étaient désignées pour servir d’accueil à ces repentis de la guerre. L’Extrême-Nord pour les ex-combattants de Boko Haram, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest pour les ex-combattants de ces régions en crise.
Selon le bilan présenté par Faï Yengo Francis :
– 122 ex-combattants sont accueillis à Mora dans l’Extrême-Nord,
– 70 à Buea, capitale du Sud-Ouest,
– 60 à Bamenda dans le Nord-Ouest.

Dans les centres d’accueil…

Les ex-combattants ou les repentis de la guerre sont bien encadrés. Ils ont surtout des occupations qui leur permettent d’oublier leur activité du passé afin de favoriser leur épanouissement. Ce dispositif participe de l’initiation de ceux qui ont accepté l’offre de paix du chef de l’État aux petits métiers à but lucratif. Concernant le retour dans leurs familles respectives, cela dépend de « l’amélioration des conditions de sécurité dans les trois régions respectives », indique le coordonnateur national du CDDR.

Défis du CDDR

Depuis sa création, le comité travaille dans l’optique d’amener les combattants de Boko Haram  et de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest retrouver le droit chemin. Bref, redevenir des citoyens à part entière. Cela se déroule en synergie avec les autorités administratives, les forces de sécurités et de maintien de l’ordre. Cependant, l’une des principales difficultés réside dans le fait que de nombreux volontaires qui veulent déposer des armes, ont peur de subir des représailles de leurs frères encore engagés dans le combat.

En rappel, pendant le Grand dialogue national  tenu entre le 30 septembre et le 4 octobre 2019 à Yaoundé, une quarantaine d’ex-combattants se sont rendus. C’était un pas décisif vers une issue favorable aux tensions qui agitent le Nord-Ouest et le Sud-Ouest depuis trois ans.

@Dieudonné Zra

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