Insécurité alimentaire au Cameroun: 5, 5 millions de personnes concernées

Ce chiffre a été donné au cours de la communication du ministre de l’Agriculture, Gabriel Mbaïrobé, en présence des partenaires au développement, ce 6 décembre 2019 à Yaoundé.

 

Renforcer l’appui technique et financier en direction des personnes vulnérables. C’est l’appel lancé ce vendredi par le ministre de l’Agriculture et du développement rural à l’ensemble du gouvernement et des partenaires du Cameroun au développement. Selon les résultats de l’étude menée dans 40 départements en octobre 2019, 13 départements des régions du Nord-Ouest, Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord sont beaucoup plus affectés.

Il s’agit de Kupe Manengouba, Meme, Manyu, Lebialem, Bui, Menchum, Momo, Ngo-Ketunjia, Mayo-Tsanaga, Mayo-Sava, Logone-et-Chari, Mayo-Kani et Diamaré. Dans ces départements, la situation est préoccupante pour plus de 1,3 millions de personnes. Cependant, « aucun département ne se trouve dans une phase de famine » a précisé le ministre Gabriel Mbaïrobé face à la presse.

Taux de malnutrition

Les résultats de l’Enquête nationale de sécurité alimentaire conduite dans les régions à risque en octobre 2019 sont parlants. Dans le Mayo-Tsanaga, l’on enregistre un taux de malnutrition chronique de 35, 9%. A l’Est, le taux d’accès à l’eau potable est de 54,5%. Dans la région du Nord, il représente 57,9% . Et, 69, 5% pour les régions de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua. En cause, les facteurs liés la faible production, à la disponibilité et à l’accès des ressources alimentaires. En général, les attaques terroristes de Boko Haram et sécessionnistes des séparatistes sont la principale cause de l’insécurité alimentaire de ces dernières années au Cameroun.

Assistance et Presse

Recommandations du gouvernement

Le gouvernement et les partenaires au développement appellent à prendre des mesures idoines en faveur de 5,5 millions de Camerounais en situation d’insécurité alimentaire. Parmi les actions prioritaires :
– Déclencher l’aide humanitaire pour plus de 1,3 millions de populations dans les régions en crise,
– Mettre en œuvre des interventions pour améliorer la résilience des personnes affectées,
– Réhabiliter les projets et programmes de productions alimentaires,
– Appuyer le financement de l’Enquête de collecte de données,
– Renforcer le dispositif de veille et de suivi de la sécurité alimentaire.

Par ailleurs, d’ici à août 2020, le gouvernement envisage le suivi du retour de personnes déplacées internes des régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, de l’Ouest et du Littoral. Il veillera aussi aux attaques des pachydermes et des oiseaux carnivores dans l’Extrême-Nord et la crise sociopolitique dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

@Dieudonné Zra

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