Variole du Singe : alerte au Cameroun

Suite au décès d’un malade le 09 janvier 2020 à Ayos, les régions du Centre et de l’Est entrent en veille sanitaire pour cette variole du singe similaire à la variole humaine. 

Plusieurs cas de variole du singe ont déjà été recensés ces dernières semaines à Ayos , dans la région du Centre. C’est dans cette zone qu’on a connu que le seul décès humain. Pour sécuriser la région voisine de l’Est,  on suit les districts de santé de la région avec attention.

Le Délégué régional de la santé pour l’Est, instruit la transmission d’un rapport journalier au Centre Régional de Prévention et de Lutte contre les Épidémies. Il cible les districts de santé d’Abong Mbang, de Nguelemendouka et de Messamena.  Les jeunes enfants constituent la cible la plus vulnérable.

Rappel

Depuis 2014, cette zoonose a fait son apparition au Cameroun. Le foyer de Mbinang (arrondissement de Minta dans la région du Centre, mais plus proche de Belabo dans la région de l’Est). La maladie a fait irruption nota,,ent chez les chimpanzés du sanctuaire de Sanaga- Yong. Généralement, les cas chez les animaux précèdent les cas humains.  Minta a depuis lors un classement de “zone à risque”, au même titre ainsi que les zones limitrophes de Belabo et Diang. La variole de singe sévit en Afrique tropicale (forêts d’Afrique centrale et occidentale). Des cas humains ont eu lieu en RDC et en RCA au cours des deux dernières années.

La variole du singe

On l’appelle encore orthopox simienne, ou monkey pox. C’est une infection virale dont les agents se transmettent des animaux vertébrés à l’être humain, et inversement. La transmission résulte soit d’un contact direct (sécrétion salivaire, respiratoire, exsudat de plaie) soit de façon interpersonnelle. La variole du singe et la variole humaine ont les mêmes symptômes. Il s’agit d’une éruption cutanée pustuleuse, de la fièvre et des troubles respiratoires. Ces symptômes peuvent entraîner la mort du malade (1 à 10% de cas).

Conseils pratiques

Voici les mesures de précaution préconisées :

– Éviter de toucher et de consommer les animaux trouvés morts en forêt (morts inexpliqués)

– Pour les animaux à la mort naturelle, appliquer les règles d’hygiène et de biosécurité lors de la manipulation

– Les réservoirs connus du germe sont  les primates non humains (singes) et les rongeurs.

– Consommer une viande bien cuite limite le risque de contamination, la variole du singe étant une maladie virale

La rédaction

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