#237Vote: les différents acteurs font preuve de maturité

En attendant la proclamation des résultats du double scrutin du 9 février 2020 dans les délais de 72h  pour les municipales et 20 jours pour les législatives prévus par le Code électoral, les états-majors des partis en lice adoptent une posture responsable.

 

Un pas vers l’avant pour la démocratie camerounaise. De la campagne électorale au vote proprement dit et 48h après, l’on ne déplore aucun incident majeur de nature à discréditer le déroulement du scrutin du 9 février 2020. Au grand bien du sens démocratique des différents acteurs salués par le chef de l’État Paul Biya le jour du vote, la bataille des idées et des arguments prime désormais sur les accrochages, actes de vandalisme et autres violences physiques observées par le passé.

Maturité de certains candidats

Les informations glanées à partir des quartiers généraux des partis politiques et autres réseaux sociaux rassurent. Loin des scènes d’affrontements physiques et des propos discourtois ou appelant aux soulèvements et aux contestations, la majorité des candidats et leaders des partis  optent plutôt pour les formules de courtoisie et d’acceptation des résultats des urnes. Bref, ils privilégient un discours de construction en rapport avec la réalité de terrain.

L’exemple qui vent du SDF

Au lendemain du scrutin, Carlos Ngoualem, candidat du SDF à la  Mairie de Douala 5e dans un message à ses militants, reconnait d’avance la défaite de son parti face au PCRN. « C’est très difficile le résultat de l’élection d’hier. Nous avons non seulement perdu mais nous ne sommes même pas parvenus à consolider les acquis. Dans nos fiefs traditionnels nous avons gagné partout mais le taux de participation était très faible. Dans les fiefs du PCRN, le taux de participation est vraiment fleuve. Au moment où les électeurs du PCRN et RDPC sont massivement sortis voter, les notre sont restés à la maison. C’est la seule analyse qu’il faut faire de ces résultats qui placent le RDPC en tête avec 39%, PCRN en deuxième position avec 34% et SDF troisième 23% », a-t-il écrit.

Position du PCRN

Sur son compte Twitter, le président national du PCRN, Cabral Libii se félicite de ce qu’ « Il y a des circonscriptions électorales où l’achat des consciences ne marche plus ».

En rappel, la Commission communale de supervision est chargée de la centralisation, de la vérification des décomptes des votes au vu des procès-verbaux et pièces annexes transmis par les commissions locales de vote. Cela est prévu par l’article 92 du Code électoral.

Sérénité au RDPC

 Au sein du RDPC, parti au pouvoir, l’attention reste focalisée sur la proclamation des résultats. Une sérénité qui traduit la confiance faite aux instances chargées de vérification des procès-verbaux en vue des résultats définitifs. Réitérant la position du président national du RDPC, Paul Biya, le secrétaire général du parti, Grégoire Owona, écrit sur son compte Twitter : « Nous avons besoin de démocrates pour avancer dans le Cameroun moderne, de partis politiques structurés et légalistes et non pas de personnes qui ne rêvent que du pouvoir suprême pour eux-mêmes ».

Dieudonné Zra

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.