Contentieux post électoral des Législatives 2020: 35 recours introduits au Conseil constitutionnel

Les requérants sollicitent l’annulation partielle ou totale des élections législatives du 9 février dans certaines circonscriptions électorales.

 

Les requérants fondent leurs arguments sur un scrutin qu’ils jugent émaillé d’irrégularités, de corruption et autres actes d’intimidation. Les 35 recours enregistrés jusqu’au 12 février à minuit respectent les dispositions de l’article 132 du Code électoral. Ce dernier précise que toute contestation doit parvenir au Conseil constitutionnel dans un délai maximum de 72 heures, à compter de la date de clôture du scrutin.

Requête ANDP

L’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès, sollicite l’annulation des élections législatives dans la circonscription de Donga-Mantung Ouest. En cause, le parti allègue que, ses bulletins de vote ont manqué dans les différents bureaux de vote sans aucune notification d’une décision judiciaire préalable.

Recours BRIC

Le Bloc pour le reconstruction et l’indépendance économique du Cameroun demande l’annulation totale des élections législatives dans la circonscription spéciale de la Mezam-Nord. S’appuyant sur la loi du 21 avril 2004 portant organisation et fonctionnement du Conseil constitutionnel, cette formation politique plaide pour l’annulation totale et la reprise des élections dans cette circonscription. Elle souligne que « dans la nuit du 8 au 9 février, tout le matériel de vote de Bafut à Bamenda dans la région du Nord-ouest a été incendié ». Elle ajoute que « tétanisée par la recrudescence de la violence, la population n’a pas osé sortir de chez elle pour aller voter ».

Appel de l’UNIVERS

Ce parti met en cause le caractère irrégulier des élections législatives dans la circonscription électorale de la Vina. Il allègue que 863 élèves-militaires ont été inscrits à la dernière heure et cela a considérablement faussé le jeu électoral. En plus, le parti déplore le fait que ses représentants aient été expulsés des bureaux de vote le jour du scrutin. Et, des fraudes massives organisées par les responsables d’Elecam.

Requête SDF

En compétition avec le RDPC, le Social democratic front demande l’annulation totale des élections législatives dans la circonscription électorale de la Mezam Sud. En effet, il relève la délocalisation des bureaux de vote par les responsables d’Elecam sans notifier les électeurs. Autre moyen allégué, le regroupement à Santa et à Mezam Sud de 100 bureaux de vote en violation de l’article 96 du Code électoral. Ce principal parti de l’opposition enregistre à lui seul, une douzaine de recours visant l’annulation partielle ou totale du scrutin selon les circonscriptions électorales.

Recours RDPC

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais demande l’annulation partielle des élections dans les arrondissements de Ngaoundéré 1er, 2e, 3e et de Nyambaka. Le parti au pouvoir dénonce une triple irrégularité :

– le non-respect par l’UNDP de l’heure limite de clôture de la campagne électorale. Car, le parti a poursuivi sa campagne jusqu’à 2h30 du matin, rappelle le requérant.

-l a corruption,

– la fraude orchestrée par l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès. Ici, le RDPC parle de l’achat des consciences des électeurs par l’UNDP.

Cette liste des recours est loin d’être exhaustive.

En rappel, après les délais de 72h écoulés pour le dépôt des requêtes, le Conseil constitutionnel  doit maintenant notifier les parties, vider le contentieux et proclamer les résultats, d’ici 17 jours.

@Dieudonné Zra

 

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