Incident de Ngarbuh: le gouvernement clarifie les choses

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, précise qu’il ne s’agit pas d’une attaque à mains armées mais bien d’un incident survenu au cours d’un affrontement.

 

Clarifier et condamner avec fermeté les allégations mensongères contre les forces de défense et de sécurité, suite à l’incident de Ngarbuh, région du Nord-Ouest. Tel est l’objet du point de presse donné ce mardi par le ministre de la Communication (Mincom). Selon René Emmanuel Sadi, ces allégations sans fondement orchestrées par certains activistes politiques et médias internationaux sont loin de refléter la réalité. Pour le Mincom, ces acteurs et certaines ONG se livrent à tels agissements sous les étiquettes des défenseurs des droits de l’homme.

 

Le vrai bilan

 

Contrairement à ce qui a été relayé sur les réseaux sociaux, « Il n’y a pas eu vingt-deux villageois, dont quatorze enfants, tués par les Forces Camerounaises de Défense et de Sécurité à Ngarbuh », mais 5 victimes précise le Mincom. Il s’agit de quatre enfants et une femme. Le porte-parole du gouvernement a indiqué que
grâce à leur professionnalisme, les Forces Nationales de Défense et de Sécurité ont réussi à prendre le contrôle et à sécuriser le nœud routier de Ntumbaw, voie de passage de tous les trafics illicites qui inondent le département du Bui, dans la Région du Nord-Ouest. Notamment, certaines villes de cet arrondissement que sont: Elak, Oku, Jakiri, Kumbo, Mbiame, Nkum et Nkor.
En effet, les bandes armées qui sévissaient dans cette zone, semant la terreur et la désolation auprès des populations, ont trouvé refuge dans un hameau périphérique dénommé Ngarbuh, arrondissement de Ndi, département de Donga-Mantung, région du Nord-Ouest, pour y installer leur base arrière, et réorganiser le racket des usagers, tout en perpétrant des exactions innommables sur l’axe menant à Ntumbaw.

 

Ce qui s’est réellement passé

 

Craignant pour leur vie, les populations de Ngarbuh alertent les Forces de Défense et de Sécurité, le samedi 15 février 2020. Elles se sont alors déployées sur place, en opération de reconnaissance.
« Dans le vif de l’action, et non loin du repère choisi par les rebelles sécessionnistes comme espace logistique de stockage des marchandises illicites, d’armements et de munitions de divers calibres, ainsi que des produits frelatés de contrebande, des stupéfiants et des amulettes, les éléments de nos Forces de Défense ont été violemment pris à partie par un groupe d’individus lourdement armés » rappelle le Mincom. La riposte professionnelle de six éléments des forces légales a permis de neutraliser sept assaillants et mettre en déroute d’autres membres du groupe sécessionniste.

Lors des accrochages un incendie s’est déclaré dans un refuge fortifié qui contenait des explosifs et des produits inflammables stockés par les rebelles armés. Ensuite, des explosions, puis des langues de feu qui se sont propagées jusqu’aux habitations voisines, ce qui a causé le décès de quatre enfants et un femme. D’où les condoléances du chef de l’Etat aux familles des victimes et à toutes les populations de Ngarbuh.

Sur Très Hautes Directives du Président de la République, une enquête est déjà ouverte en vue des clarifications approfondies de tous les aspects liés à cet incident.

@Dieudonné Zra

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