Nécrologie : Ntoumba Minka n’est plus

L’artiste musicien, bassiste et auteur compositeur camerounais a rangé sa guitare ce 17 février 2020 dans un hôpital de Paris en France.

On ne parlera désormais de lui qu’au passé, l’auteur compositeur du titre à succès « L’homme est mauvais », sorti en 2005, quitte la scène. Il succombe ainsi selon des proches, à un cancer de la prostate qui le rongeait depuis peu.


Adepte d’une musique plutôt colorée, mélange du Méréngué, de Makossa et au groove ivoirien, Ntoumba Minka a fait danser plus d’un.

Pour Serge Alain Godong, journaliste et économiste camerounais, « Ntoumba meurt évidemment trop tôt, sans avoir obtenu la reconnaissance qu’il méritait largement. Il meurt après avoir laissé une empreinte inimitable et grandiose, parce que construite sur l’exigence de ceux qui font ce qu’ils ont à faire non pour plaire, mais pour explorer et trouver le chemin intérieur de leur vérité et de leur pureté. »

Parcours

Amoureux de la musique depuis l’adolescence, Ntoumba Minka de son vrai nom, ancien pensionnaire du collège Noah de Mbalmayo et Iftec de Yaoundé, fait son entrée dans le monde professionnel au début des années 80. Ceci alors que l’Orchestre national fait appel à lui pour accompagner l’artiste Pierre-Claver Zeng. ” Peu de temps après, il ne parvient pas à intégrer l’orchestre de la Crtv qu’il convoite tant.

Devant cette première déception, il choisit de prendre le large et tente l’aventure du côté de la Côte d’Ivoire.
A Abidjan, la capitale ivoirienne, il rencontre Meiway, l’artiste du pays dont la renommée internationale n’est point à douter.
Ntoumba Minka va donc travailler avec Meiway, Awilo Longomba, etc. Et même si tout va pour le mieux, il n’est pas satisfait. Après trois ans de collaboration, l’artiste finit par atterrir à Paris le 10 septembre 1990. Il est alors accueilli par le chanteur Guy Lobè et l’organiste Ernest Mvouama.

Discographie

Las d’être uniquement bassiste et arrangeur, Ntoumba Minka met à profit sa voix et sort en 2005, le single « L’homme est mauvais » qui devient très vite un succès. Devant cette nouvelle popularité, l’artiste ne s’arrête plus. Suivra alors des titres comme « Mbalè », « Hommage », « A qui la faute » ou encore « Nkana » tirés de l’album Barbeku.

Avant cela, en 2012, il sort avec l’accompagnement d’Armand Nlend, un promoteur culturel basé en France, l’album « Boomerang ».

C’est aussi à lui qu’on doit des chansons comme « Faux amis », « Marie Koko », « L’argent rend fou », « Pleurer », “Tapsé”, etc.

Jeanne Ngo Nlend

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