#Covid-19 Des magasins mis sous scellés 

Par cet acte, le ministre du commerce entend monter d’un cran dans la lutte contre les pratiques spéculatives et le non-respect de la règlementation en vigueur en matière de prix.

 

Premières mesures dissuasives

 

Lors  d’une première étape qui l’a conduit dans une dizaine de points de vente et autres magasins de stockage de produits alimentaires de Yaoundé, Luc Magloire MBARGA ATANGANA avait déjà montré les couleurs.

 

Le ministre du Commerce, accompagné par l’équipe de la brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes, avait alors procédé à la mise sous scellés de poissonneries et de boutiques aux marchés de Mokolo et de Mvog-Mbi. Les motifs de cette fermeture étant la pratique illicite des prix du poisson maquereau (Sirius Fish) et le défaut d’affichage des prix.

 

La répression en marche

 

Ce lundi 23 Mars 2020, toujours dans le but de veiller à la disponibilité des stocks ainsi qu’à la stabilité des prix des produits de consommation courante, deux autres entrepôts ont subi le même sort. Il s’agit de SOREPCO Mokolo, où le ministre n’a pas trouvé de stock de riz disponible. Une situation jugée incomprehensible dans la mesure où Luc Magloire MBARGA ATANGANA relève que cette société est la première société importatrice pour le premier trimestre 2020 avec 26 555 tonnes de riz importées. Il apparaît donc que SOREPCO aurait tendance à dissimuler les stocks de riz. Le même constat ayant été fait dans ses entrepôts de Douala.

 

Également mise sous scellés, la société SOCOTRADIM au quartier Fouda à Yaoundé. Cette fois pour cause  d’augmentation des prix sur les riz 5% et 25% brisure d’origine thaïlandaise. Il faut dire que la mise sous scellés desdits entrepôts se fait sous réserve des résultats des enquêtes ouvertes et des sanctions pénales prévues par la loi.

 

Un outil de dénonciation

 

La série de contrôle ainsi enclenchée sur le terrain devrait se poursuivre sur l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, le ministre du Commerce appelle les consommateurs à faire usage du numéro d’utilité publique qui est le 1502. Ils ont ainsi la possibilité de dénoncer toute pratique commerciale illicite ou tentative de spéculation dont ils pourraient être victimes ou témoins, surtout en cette période où sévit l’épidémie du Covid-19.

 

Aline NGUINI

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