#COVID-19 : Les transporteurs tardent à respecter les mesures

C’est le principal constat qui se dégage dans les artères de la cité capitale deux jours après la publication des mesures prises par le Ministre des Transports en rapport avec la lutte contre la propagation du Covid-19.

 

 

En bonne place des secteurs concernés par ces mesures rendues public par Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, celles relatives au transport par moto-taxi et au transport urbain par taxi.

Pour les moto-taxis le nombre de places est limité à deux, y compris le conducteur. Les taxis quant à eux devraient dorénavant se limiter à quatre places y compris celle du conducteur. En l’occurrence donc, deux places à l’avant et deux places à l’arrière.

 

 

La résistance des conducteurs

 

Les habitudes manifestement ont la peau dure. Les moto-taxis par exemple n’hésitent pas reproduire les mêmes comportements tant decriés en transportant  toujours lorsque l’occasion s’y prête, deux à trois passagers. La même technique de “bachage”(surcharge) devenue un “droit” pour les chauffeurs de taxi ces derniers temps reste également d’actualité.

 

 

Pourquoi resistent-ils?

 

Pourquoi rechignent-ils donc à suivre les instructions ministériels pourtant salutaires pour la santé publique? Les mêmes raisons sont évoquées ici et là.

Jules Kamga, chauffeur de taxi, a plutôt beaucoup à dire en la matière. Pour lui en effet, en l’état des choses, ces mesures sont pratiquement inapplicables dans la mesure où leur activité vise à faire des bénéfices. Or, réduire le nombre de passagers signifie pour eux courir droit vers la faillite de leur activité. Une chute ainsi exacerbée par le fait que la majorité des clients a déjà du mal à se conformer aux tarifs en vigueur. Prenant l’exemple de sa journée de travail de ce mercredi 25 mars 2020, il affirme que,  parti du quartier Mendong pour Nkoabang pour une distance de près de 25 km, il peine à avoir 2 000 frs CFA. D’où son inquiétude pour sa recette journalière.

 

Des préalables utiles

 

Les choses pourraient cependant rentrer dans l’ordre, selon ce père d’enfants qui préconise, comme d’autres dans son cas d’ailleurs, qu’il puissent y avoir certaines mesures d’accompagnement. À l’instar de la baisse du carburant à la pompe, question de les aider à amortir la chute des recettes. S’agissant cette fois du risque sanitaire encouru dans ces taxis, il doute que la réduction du nombre de passagers soit la solution et penche plutôt pour le confinement total accompagné d’une prise en charge des pouvoirs publics pour leur permettre d’être à l’abri du besoin.

 

Aline NGUINI

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