Pour une synergie entre les médecines traditionnelle et moderne

Objectif donné à la tripartite, gouvernement-Parlement-médecins et praticiens de la médecine traditionnelle présidée ce 25 juin par Cavaye Yeguie Djibril. Il est question de faire de la médecine traditionnelle, un complément efficace dans l’offre de santé au Cameroun.

 

Améliorer et revaloriser la médecine traditionnelle  afin d’en faire un complément efficacement dans l’offre de la santé au Cameroun. Tel est l’objectif de la séance plénière spéciale qui a réunit ce jeudi, la représentation nationale, le gouvernement, les chercheurs, médecins et praticiens de la médecine traditionnelle au Palais des congrès de Yaoundé. Ce forum d’échanges d’informations sur fond d’exposition des riches savoir-faire traditionnels, intervient dans un contexte où le Cameroun comme d’autres pays du monde fait face à la pandémie de Coronavirus. D’où la synergie d’actions observée en vue des solutions endogènes aux problèmes de santé des Camerounais. Au fond, il n’est pas question de « crédibiliser les découvertes de la médecine traditionnelle, mais d’être informé et de discuter sur une question essentielle de la vie des populations » à précisé le Très honorable Cavaye Yeguie Djibril.

Représentation nationale

La médecine traditionnelle, une solution

Comme l’ont rappelé les praticiens, en particulier Mgr Samuel Kleda, « la médecine traditionnelle a contribué à guérir des milliers de malades ». « Dans nos familles, les gens se sont toujours soignés par les plantes, mais la phytothérapie n’a pas la place qu’elle doit mériter. Il faudrait que la phytothérapie entre dans nos écoles de médecine » a-t-il souligné. En effet, plusieurs solutions thérapeutiques ont été développées en complément à celles de la médecine moderne, à l’effet de combattre et à réduire le Coronavirus. C’est le cas de la combinaison naturelle proposée par l’archevêque métropolitain de Douala, par ailleurs naturopathe.

Mgr Samuel Kleda

Accompagner la médecine traditionnelle

Les praticiens de la médecine traditionnelle sollicitent des pouvoirs publics:
– un accompagnement technique et financier pour l’éclosion de cette médecine,
– l’allègement des procédures,
– contribuer à la codification de la médecine traditionnelle.

Ces doléances sont d’autant pertinentes que la médecine traditionnelle représente « une source de revenus locale et un levier de création d’emplois », soutient le Dr Marlyse Paule Peyou Ndi Samba, médecin-biochimiste.

Il faudra pour ce faire…

Les participants à la plénière spéciale de ce jeudi recommandent aux parlementaires de:
– Présenter au Parlement le Projet de Loi sur la Médecine Traditionnelle en instance depuis plusieurs années au niveau du Gouvernement,
– Renforcer la plate-forme de collaboration entre le Ministère de la Santé Publique, le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et les Tradipraticiens de santé;
– Élaborer un répertoire national des Tradithérapeutes de santé,
– Susciter une véritable synergie et complémentarité entre la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle
– et envisager la création des Centres de santé intégrés de la médecine traditionnelle,
– Renforcer les capacités infrastructurelles des instituts et centres de recherches institutionnels, publics et privés et de la société civile sur les plantes médicinales et médecine traditionnelle.

@Dieudonné Zra

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