Cameroun – UE : 10 milliards pour booster la culture du coton au Cameroun

C’est le don de l’Union européenne au Cameroun ce 16 juillet 2020. La convention de financement a été signée ce jour à Yaoundé entre le Minepat, Alamine Ousmane Mey et le Chef de la Délégation de l’Union européenne en République du Cameroun, Hans-Peter Schadek.

Le Cameroun ambitionne de produire 400 000 tonnes de cotons-graines à l’horizon 2022 et 600 000 tonnes quatre ans plus tard. « Le premier objectif est réalisable si les investissements nécessaires pour la mise à niveau sont effectués et les producteurs sont enthousiastes », Mohamadou Bayero Bounou, DG de la SODECOTON, s’exprimait ainsi le 8 mai 2019, au cours du 3e forum d’experts sur la filière organisée par la Banque européenne d’investissement (BEI).

 

L’aide de l’Union Européenne

C’est en réaction à cet appel du Cameroun que l’Union européenne a engagé une démarche pour soutenir le secteur agricole. Une approche globale qui devra mobiliser plusieurs instruments de la filière. Pour ce faire, une enveloppe de 15,5 millions d’Euros soit plus de 10 milliards de FCFA a été allouée. Le tout inscrit dans le projet dénommé Accompagnement des mutations du Bassin Cotonnier (ABC). Ce financement est composé d’une contribution de l’Union européenne qui est de 9,5 millions d’Euros et d’une deuxième de 6 millions d’Euros provenant de la République fédérale d’Allemagne. Un début bien engagé alors que d’autres financements sont en préparation. Une opération de mixage prêt / don, de « blending » viendra en appui au plan d’investissement de la SODECOTON.

Des problèmes bientôt résolus…

Pour la campagne 2019-2020, les prévisions de récolte en tonnage du coton graine à la SODECOTON sont estimées à 330 000 tonnes, contre 320 074 au cours de la campagne précédente. Cette aide de l’Union européenne permettra en plus de booster la filière, mais aussi de résoudre certains problèmes liés à la pratique dans la zone septentrionale :
– La productivité de la culture du coton, mais aussi des cultures vivrières ;
– La sécurisation du foncier et la gestion durable des terres ;
– La bancarisation des transferts financiers en milieu rural.
Le projet profitera donc aux producteurs du coton et aux populations du bassin cotonnier, ainsi qu’à une filière d’exportation importante pour le Cameroun en une période particulière où elle file du mauvais coton.

Clichés de cérémonie

Danielle Mouadoume B.

Danielle Mouadoume

Laisser de bonnes traces.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.