CONAC: la lutte contre la corruption, une affaire de tous

C’est la trame de fond du message du président de la Commission nationale anti-corruption, lors d’une conférence de presse ce vendredi à Yaoundé, en prélude à la 4e journée africaine de lutte contre la corruption célébrée le 11 juillet 2020.

 

« Combattre la corruption grâce à des systèmes judiciaires efficaces et performants ». Ce thème de la 4e édition de la Journée africaine de lutte contre la corruption, invite chaque maillon de la société à barrer la voie à une gangrène qui tire l’économie des pays africains et du Cameroun en particulier vers le bas. Occasion pour la Commission nationale anti-corruption, conduite par Dr. Dieudonné Massi Gams, d’en appeler à la responsabilité de tous dans la dénonciation des actes de corruption. Ainsi, un numéro vert, le 15 17 est mis à la disposition des citoyens, ONG, médias, acteurs de la société civile, ceux du secteur privé et public.

Conférence de presse de ce 10 juillet

Engagements du Cameroun

Selon le président de la CONAC, la ratification de l’Accord de Maputo au Mozambique  par le Cameroun le 1er février 2020, engage le pays entre autres à :
– Lutter contre le blanchiment des produits de la corruption,
– Combattre l’enrichissement illicite,
– Déclarer les biens et avoirs,
– Confisquer et saisir les produits et moyens de la corruption.
Pour relever ces défis, le Cameroun devra travailler davantage à mettre en place :
– Un système judiciaire efficace et efficient, catalyseur pour la réalisation de l’agenda 2063,
– Un système judiciaire responsable et transparent, pilier essentiel de la bonne gouvernance,
– Une collaboration étroite entre le système judiciaire et les acteurs de lutte contre la corruption,
– Des ressources adéquates du système judiciaire.

Avancées de la lutte contre la corruption

Selon le rapport de la Commission nationale anti-corruption, pour la décennie 2010-2020, le Cameroun a enregistrée d’importances réformes et actions anti-corruption. « Les retombées sont aujourd’hui palpables, tant sur le plan financier que sur le plan comportemental », a indiqué le président de la CONAC, Dr. Dieudonné Massi Gams. Parmi les principales retombées :
– Les dénonciations sont passées de 482 à 23 048 en 2018, soit une évolution de 4 682%,
– Des milliards recouvrés,
– De nombreux agents publics sanctionnés,
– Plus de 300 entreprises suspendues par le ministère des marchés publics.
Des indicateurs certes encourageants, mais la CONAC se dit préoccupée par l’intensification de la lutte contre la corruption.

@Dieudonné Zra

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