#COVID-19 : les centres spéciaux accueillent les premiers malades

Créées le 20 avril 2020 par le Premier Ministre, les structures spécialisées dans la prise en charge des patients de la Covid-19 des villes de Yaoundé, Douala, Ebolowa et Bafoussam sont ouverts et accueillent depuis peu les premiers patients.

 

La plupart des structures spécialisées de prise en charge des cas contaminés par le coronavirus au Cameroun fonctionnent désormais. Dotées de lits, d’équipements de réanimation, de médicaments prescrits dans le protocole de prise en charge, de sanitaires et autres équipements de protections, elles reçoivent au quotidien les différents patients qui leurs sont transférés pour un suivi adéquat.

 

Les centres de Yaoundé

Au quartier Mvog-Mbi, précisément au lieu-dit carrefour Zoé, l’ancien bâtiment dédié au supermarché Orca qui a été réquisitionné est déjà à pied d’œuvre. Le personnel soignant ou non qui y est affecté accueille depuis le 08 juin 2020, 16 malades, parmi lesquels une femme enceinte et un enfant de 5 ans.

Ici, le circuit du malade est strict et les mesures barrières respectées. De plus, les visites pour des membres de familles ne sont pas autorisées. Tout a été mis sur pied pour s’assurer que les patients ne manquent de rien.

Au total 280 lits sont disponibles avec une possible extension à 350. Il est important de préciser que 23 d’entre eux sont dédiés à la réanimation.

Au stade militaire, l’espace de jeu a pris de nouvelles couleurs. Des tentes blanches sous fond vert ont été installées. Dans cet annexe N°1 de l’hôpital Central, près de 160 lits sur les 191 prévus attendent déjà les patients.

Pour le moment, aucun malade n’y est interné, même si des tests de dépistages y sont effectués, tout comme un certain nombre d’analyses. Opérationnel, ce centre est ouvert de jour comme de nuit.

 

 

Du côté du quartier Olembé, dans les logements sociaux où la première vague des patients asymptomatiques des vols en provenance de l’étranger en avril 2020 avaient été pris en charge, le même processus continu.

 

Suite à la guérison de plusieurs centaines de malades, ces appartements ont accueilli de nouveaux pensionnaires. Suivis par des professionnels de santé outillés, les patients asymptomatiques qui y sont en quarantaine bénéficient de soins adaptés. Comme dans la plupart de ces centres, les visites sont proscrites. Des ambulances, des centres de testings, des laboratoires d’analyses et autres nécessaires sont disponibles, pour le plus grand bonheur de tous. Un total de 550 lits pour ce centre.

 

Les autres centres

Dans la capitale économique du Cameroun, le camp des logements sociaux de Yassa compte 650 lits. Cet annexe de l’hôpital Laquintinie, accueillent plusieurs centaines de patients asymptomatiques en provenance des autres formations sanitaires de la ville. Au quotidien, ils ont droit à une visite médicale et à deux contre-visites à 9h puis à 19h. C’est le lieu de vérifier si, le traitement est respecté par les patients. Comme dans le camp d’Olembé, le nécessaire est fourni pour assurer toute éventuelle complication.

Derniers réglages

Au stade Tocket à Bafoussam, plus que quelques réglages avant l’effectivité de la prise en charge des cas positifs dans ce centre spécialisé.

C’est également le cas à Bertoua, à Ebolowa etc., où le gros œuvre est déjà abattu. Les différents bâtiments sont finalisés. Ils n’attendent plus que les équipements, les lits et autres aménagements.

Prolongement chez les agrées

Dans certains hôpitaux comme Jamot à Yaoundé ou Laquintinie à Douala, des bâtiments ont été rénovés pour le premier et construit pour le deuxième pour faciliter la prise en charge des autres pathologies au sein de ces institutions sanitaires.

 

Compte tenu de l’évolution de la maladie et des nouveaux cas enregistrés au quotidien dans le pays à savoir 14916 cas positifs ; 11525 guéris et 359 décès, tous ces centres spécialisés vont recevoir des patients asymptomatiques ou non. Ceci pour décongestionner les principaux hôpitaux réquisitionnés en début de crise pour la prise en charge des cas de Covid.

 

Jeanne Ngo Nlend

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