Débat d’orientation budgétaire: un plan de résilience pour l’Extrême-Nord

Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze a souligné au cours des discussions de ce 7 juillet 2020 avec les députés que le gouvernement prépare de nombreux projets en faveur de cette région.

 

Intenses, longues et soutenues. Les discussions de ce jour entre les députés et le représentant du gouvernement, le #MINFI Louis Paul Motaze, ont porté sur des questions qui ont trait aux besoins essentiels des populations. Près de vingt interventions des élus de nation pour adresser principalement des problèmes liés aux infrastructures sanitaires, éducatives, routières et à la dette extérieure du Cameroun. Objectif: avoir des éclairages sur ce que fait le gouvernement pour améliorer les conditions de vie des communautés.

Préoccupations des élus

Parmi les interventions qui retiennent le plus d’attention, celles de Joshua Osih du SDF, Zondol Herssesse du RDPC. Au centre de leurs préoccupations: l’absence d’un programme de reconstruction de la région de l’Extrême-Nord, au regard des 2000 déplacés internes à cause de l’insécurité? Que propose le gouvernement face à l’insuffisance et la vétusté des infrastructures sanitaires, éducatives et routières ? À ces questions, le ministre des Finances répond qu’il existe depuis 2015, un « Plan de résilience spécial Extrême-Nord » qui sera financé par l’Union européenne, la banque mondiale en synergie avec le gouvernement. « Son retard peut s’expliquer par la série de crise que traverse le Cameroun » a-t-il évoqué. Quant aux questions sanitaires, le #MINFI rassurr que « Le gouvernement travaille pour que la santé soit gratuite au Cameroun ». Également sur la question du chemin de fer Ngaoundere-N’Djamena en passant par Kousseri, posée par Hamadou Sali du RDPC, le ministre affirme que les deux chefs d’État, Paul Biya et Idriss Deby ont marqué leur accord. La BAD a déjà accepté le financement de l’étude, reste la recherche d’autres financements pour passer au concret.

Dette, chômage, décentralisation…

Les députés Youmo Koupit Adamu de l’UDC, Cabral Libii, Rolande Ngo Issi et Nourane Fotsing du PCRN ont interpellé le ministre des Finances sur ces sujets et bien d’autres. Au rang des questions récurrentes, comment expliquer l’endettement croissant du Cameroun ? Comment réduire le chômage des jeunes? Comment capitaliser le numérique ? À quand l’effectivité du taux du 15% du budget alloué aux collectivités locales décentralisées telle que prévue par la décentralisation ? Pourquoi il y a tant de ministères budgétivores? Réagissant à ces interrogations, Louis Paul Motaze rétorque que la dette du Cameroun n’est qu’à 38%, loin du seuil CEMAC qui est de 70%. Pour lui, « le pays devra plutôt investir dans des projets qui permettent d’engranger des bénéfices en vue des remboursements ». Concernant le chômage des jeunes, « le gouvernement y travaille toujours avec le Plan Emploi spécial Jeunes »  a-t-il répondu. Sur le taux de 15% d’allocations au CTD, le #MINFI réagit que le gouvernement a beaucoup de priorités à gérer, et assure que ce sera appliqué. « Il existe un compte séquestre où le BEAC  vire directement 5 milliards chaque mois » a-t-il ajouté. Quant à la taille des ministères, elle relève de la « compétence exclusive du chef de l’État ». À propos des atouts du numérique, le ministre a indiqué que cela fait partie des autres priorités du gouvernement en faveur des jeunes et que le ministre des Postes et télécommunications ont tout un programme dédié à ce sujet.

Hémicycle ce 7 juillet 2020

L’Assemblée nationale accueille pour la deuxième fois, le débat d’orientation budgétaire afin d’impliquer les députés dans le processus de gestion transparente des dépenses de l’État. Par le passé, ils intervenaient à la fin de l’opération.

@Dieudonné Zra

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