Filière coton : Les contours du projet ABC au Cameroun

L’Accompagnement des mutations du Bassin cotonnier au Cameroun (ABC) dont le financement de plus de 10 milliards de FCFA est octroyé par l’Union européenne durera 48 mois, avec une incidence locale et nationale.

La filière coton est d’une importance significative pour le Cameroun et surtout pour la partie septentrionale. Elle représente 1,5% du produit intérieur brut national, 5% du PIB agricole et 15% du PIB du Septentrion. Il faut également préciser qu’elle compte pour 4% des exportations du Cameroun. Avec cette activité le Cameroun fait vive plus de 2 millions de personnes soit ¼ de la population de la zone. La culture du coton au Cameroun c’est également plus de 150 000 producteurs. C’est une filière à fort potentiel de développement et d’exportation. Un développement qui devrait être encadré au vue des impacts socio-économiques et environnementaux.

L’action est en droite ligne de la Communication sur la nouvelle alliance Afrique Europe pour un investissement durable et l’emploi. Pour le Cameroun, il s’agit de l’axe 4 du Pacte Croissance et Emploi qui « concerne le développement des chaines de valeur ayant un haut potentiel de création d’emploi, notamment pour les jeunes populations rurales ». Par conséquent, le coton a été retenu comme une chaine de valeur. L’objectif étant d’améliorer la situation socio-économique et les revenus dans une perspective de préservation des ressources naturelles dans le bassin cotonnier du Cameroun.

Résultats attendus

Ils sont de plusieurs ordres et visent une amélioration globale des conditions de vie des populations rurales :
– La sécurisation du foncier, la gestion durable des terres et la prévention des conflits agro-pastoraux en tenant compte des effets du changement climatique ainsi que des droits humains et le genre
– Le renforcement de la bancarisation des transferts financiers en milieu rural, l’accès facilité des petits producteurs, productrices et éleveurs aux financements de même que l’entreprenariat
– L’amélioration de la productivité et la durabilité de la culture du coton, des cultures vivrières de rotation et de l’élevage en tenant compte des effets du changement climatique et les aspects genre
– Le renforcement de la politique sectorielle et le dialogue inter-institutionnel, incluant les acteurs du secteur privé et la société civile

Les activités qui passeront par la SODECOTON toucheront l’ensemble des producteurs de coton, estimés à 150 000 avec 17% de femmes. Huit communes seront sélectionnées pour les activités de gestion des ressources naturelles. Des améliorations économiques sont attendues pour 42 000 producteurs dont au moins 30% sont des femmes et 30% des jeunes. Au total, 256 000 personnes (membres de familles inclus) bénéficieront de ce projet.

Danielle Mouadoume B.

Danielle Mouadoume

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