Loi de finances 2021: le Cameroun mise sur “l’impôt-substitution

Il s’agit de la réduction ou la suppression progressive des exonérations sur certains produits qui plombent la balance commerciale de manière à favoriser leur production locale à plus grande échelle.

C’est le seul point soulevé par le ministre des Finances au cours du conseil de cabinet spécial présidé par le premier ministre, Joseph Dion Ngute, le jeudi 02 juillet 2020. C’était en présence des membres du gouvernement.
Cet exposé du ministre des Finances aura permis aux uns et aux autres de se faire une idée claire des lignes directrices du document de programmation économique et budgétaire pour la période 2021-2023.

D’entrée de jeu, Louis-PAUL Motaze, le ministre des Finances a tenu à relever que ledit document a été élaboré dans un contexte marqué par une “contraction significative” de l’activité économique au niveau mondial. Ceci, en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus. Toutefois, le plan de riposte mis en place par le gouvernement, a-t-il souligné, aura permis d’atténuer les impacts socio-économiques de cette crise et de définir les conditions d’une relance de la machine économique .

Les axes prioritaires

Ainsi, pour le ministre des Finances, l’action publique pour la période 2021-2023 va porter prioritairement sur les points suivants:

-La maitrise de la situation sanitaire et l’atténuation des impacts de la pandémie du Covid-19

-La poursuite de la mise en œuvre des recommandations du Grand dialogue national , notamment la reconstruction des régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest.

-L’accélération du processus de décentralisation

-Le déploiement progressif de la couverture santé universelle

-Le maintien de la veille sécuritaire sur l’étendue du territoire national

-La finalisation des grands projets de première génération , en particulier ceux relatifs au plan d’urgence triennal pour la croissance économique, au plan triennal spécial jeunes et à l’organisation du CHAN 2021 et de la CAN de football 2022.

La politique de “l’import-substitution”

Cependant, Louis-PAUL Motaze ne manquera pas de souligner que ces perspectives économiques et financières de l’État pour la période 2021-2023 seront nécessairement impactées par la baisse des recettes publiques. D’où le recours à la politique de “l’import-substitution”. Laquelle se traduira par la réduction ou la suppression progressive des exonérations sur certains produits qui grèvent la balance commerciale de manière à favoriser leur production locale à plus grande échelle.

Aline Nguini

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