Consternation générale après le drame de Muyuka

L’assassinat ignoble de Confort Tumassang, jeune femme âgée de 32 ans, le 11 août 2020 dans le Fako, région du Sud-Ouest, par des terroristes, suscite une indignation de tous.

 

Une barbarie inacceptable, intolérable et inadmissible. La réaction des Camerounais quelque soit leur chapelle politique, appartenance ethnique et autres sensibilités est unanime.

C’en est trop! La série des assassinats dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest se poursuit. La scène horrible du meurtre de Confort Tumassang pleine de vie, relayée sur les réseaux sociaux en rajoute à la consternation des populations meurtries depuis bientôt 4 ans que dure la crise sociopolitique dans le #Noso.

Le 4 août 2020, un autre rebelle sécessionniste assassinait sa compagne, la nommée Mbah Treasure à Mankon, dans la Mezam, région du Sud-ouest. Il la soupçonnait de complicité avec les pouvoirs publics.

Le meurtre de trop!

Face à cette succession d’événements lugubres d’une rare violence, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement a réagi. Dans un communiqué rendu public le 13 août 2020, René Emmanuel Sadi dénonce « les allégations mensongères des rebelles terroristes » qui imputent à chaque fois, les atrocités commises aux forces de défense et de sécurité camerounaises. Il a saisi cette occasion pour adresser les condoléances du chef de l’État Paul Biya aux familles éprouvées ainsi que la compassion du gouvernement de la République. En plus, le porte-parole du gouvernement a réitéré le soutien de la nation à l’armée et en appelle à « la coopération des pays amis où sont hébergés les commanditaires de cette rébellion ».

Autres réactions

Trois jours après l’assassinat sauvage de Confort Tumassang, consternation, étonnement, indignation et condamnation se succèdent au sein de l’opinion. En effet, les réactions fusent de partout pour fustiger ce que presque tout le monde qualifie de « barbarie ». Ainsi, certains acteurs politiques ont fermement condamné ces actes odieux sur leur compte Twitter.

C’est le cas de Cabral Libii, président national du #PCRN qui parle d’une « effroyable vidéo qui expose l’inhumanité, l’horreur…Elle serait un autre “aperçu” de cet autre visage de la crise en cours dans la partie dite anglophone du Cameroun ». Il conclut en martelant,
« Je condamne avec fermeté cette bestialité! Non! Rien ne la justifie. Rien »

Une position partagée par Grégoire Owona, secrétaire général adjoint du #RDPC, parti au pouvoir au Cameroun. Pour lui, « Rien ne justifie aucune violence d’où qu’elle vienne. Les images qui circulent sont inacceptables et hautement condamnables. Puissent les auteurs en être punis! ».

L’avocat et candidat à l’élection présidentielle 2018 avec le Mouvement Now, Akere Muna est aussi bouleversé par cette tragédie Muyuka. « Incapable de finir de regarder une vidéo absolument horrible. Mains attachées dans le dos, une dame est tuée à coups de machette. Quelle qu’en soit la cause, c’est un acte barbare et inhumain. Inacceptable! » peut-on lire sur son compte Twitter.

Sur sa page Facebook, l’ambassade des États-Unis à Yaoundé se dit quant à elle, « horrifiée par les actes de violence contre les civils ». Elle adresse ses condoléances aux familles éprouvées. C’est aussi la position de l’Ambassade de France au Cameroun qui écrit sur son compte Twitter: « La France condamne fermement les attaques perpétrées par des séparatistes dans les dernières semaines à l’encontre de civils dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest. Nous adressons nos sincères condoléances aux proches des victimes ».

La montée des violences inhumaines et la diffusion systématique des images insoutenables sur les réseaux sociaux des victimes appelle plus que jamais à la mobilisation de tous et au renforcement des mesures sécuritaires.

@Dieudonné Zra

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.